L’Afrique condamnée au régime sec

Le 26 novembre 2010 par Célia Fontaine
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Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) a publié le 26 novembre un Atlas[1] de l’eau en Afrique. Il révèle les principaux défis que doit relever le continent en matière d’eau et la difficulté qu’il aura à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Les photos « avant/après » proposées par l’atlas sont parlantes, surtout en ce qui concerne l’assèchement du lac Tchad, ou l’érosion du fleuve Nil. Et c’est un fait : la quantité d'eau par Africain décline. « Elle était en 2008 de 4.008 mètres cubes en moyenne, contre une moyenne mondiale de 6.498 m3 », indique le Pnue.

Si le pourcentage d'Africains sans accès à l'eau potable a baissé de 44 % à 36 de 1990 à 2006, « encore 341 millions de personnes en Afrique n'avaient pas accès en 2006 à une eau potable », constate le Pnue. Les progrès en termes de couverture restent insuffisants par rapport à la croissance démographique du continent…

Seulement 8 pays africains sur 53 devraient réussir à réduire de moitié, d'ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un système d'épuration, indique le communiqué de l’instance onusienne. Et seulement 26 sont en bonne voie pour diminuer de moitié la proportion de la population sans accès régulier à une eau potable d'ici 5 ans.

Dans leur Déclaration du Millénaire (2000), les Nations unies ont défini 8 objectifs de développement - les OMD - qui fixent un ordre du jour ambitieux et visent à améliorer les conditions de vie d'ici 2015.

Les objectifs concernant l’accès à l’eau et à l’assainissement sont particulièrement importants car s’ils sont atteints, ils faciliteront la réalisation des autres objectifs (par exemple réduire de 66 % le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans). Car sans eau, pas de développement possible.

Mais lors de la réunion des membres de l’Onu les 20, 21 et 22 septembre dernier à New York, il est apparu que la crise économique, les changements climatiques et la baisse de la biodiversité ont « accru les vulnérabilités, creusé les inégalités et porté atteinte aux progrès accomplis en matière de développement » (dans le JDLE).

Or, sur le continuent le plus sec du monde après l'Australie, seuls l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, le Botswana, l'Angola, l'Afrique du Sud et l'Egypte semblent sur la bonne voie pour atteindre les objectifs en eau.

L’Atlas souligne également les nouvelles solutions qui peuvent être mises en œuvre pour relever le défi. Il montre par exemple comment la conservation de l’eau de pluie peut améliorer la sécurité alimentaire dans les régions touchées par la sécheresse. Des images révèlent comment les projets d’irrigations au Kenya, au Sénégal et au Soudan aident à améliorer cette sécurité alimentaire.



[1] En 326 pages, l’atlas dévoile 224 cartes, 104 images satellite, 500 graphiques et des centaines de photos.



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