L'Afrique au sommet des risques climatiques

Le 16 novembre 2018 par Stéphanie Senet
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La capitale centrafricaine est la plus vulnérable au monde
La capitale centrafricaine est la plus vulnérable au monde

Deux tiers des villes africaines présentent une vulnérabilité extrême face au réchauffement climatique d’ici 2050, selon le rapport publié le 14 novembre par le cabinet de conseil Verisk Maplecroft.

Le signal d’alarme est tiré en Afrique. A cause de leur population qui ne cesse de croitre et de l’état de leurs infrastructures, 79 villes du continent présentent «un risque extrême de vulnérabilité» face au changement climatique, selon l’indice mis au point par Verisk Maplecroft sur la base de 50 critères économiques, climatiques et démographiques. Le consultant a passé au crible 1.800 villes dans le monde. Sur le lot, 234 présentent une vulnérabilité extrême d’ici 2050. 95% d’entre elles se trouvent en Afrique et en Asie (dans une moindre mesure).

Alerte rouge à Bangui
Contrairement à une idée reçue, les villes côtières ne sont pas forcément les plus en danger. La stabilité des populations urbaines et l’état des infrastructures étant les deux facteurs-clés de la résilience des cités, les villes les plus menacées de la région sont la capitale centrafricaine Bangui, celle du Libéria (Monrovia) et la ville de Mbuji-Mayi en République démocratique du Congo (RDC).
Au total, l’Afrique abrite 8 des 10 villes les plus exposées de la planète, dont Kinshasa (RDC), où les 13 millions d’habitants sont déjà fréquemment victimes d’inondations. «La hausse rapide de cette population, estimée à 26,7 millions en 2035, va sans doute intensifier la vulnérabilité déjà alarmante de Kinshasa, en particulier pour le manque d’accès à l’eau potable et la dégradation de l’habitat», estiment les auteurs du rapport.

En Asie aussi
Les autres continents ne sont toutefois pas épargnés. En Asie, New Dehli et Bombay affichent aussi un «risque élevé» de dommages socio-économiques à cause du changement climatique. Tout comme Mexico et Karachi. Au contraire, Glasgow, Belfast, Edimbourg, Rouen, Rennes et Hanovre, font partie des 10 villes mondiales les moins à risques, grâce à une bonne capacité de résilience.



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