L’affichage environnemental toujours plébiscité par les Français

Le 05 janvier 2017 par Stéphanie Senet
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La moitié des Français sont prêts à payer plus cher un produit plus vertueux
La moitié des Français sont prêts à payer plus cher un produit plus vertueux

Au point mort depuis fin 2013, l’affichage environnemental refait surface avec la publication, le 4 janvier, d’une enquête du Commissariat général au développement durable (CGDD) montrant que 8 Français sur 10 y sont favorables.

 

L’affichage environnemental va-t-il sortir du placard? Instauré par la loi Grenelle I[1], il a été jeté aux oubliettes depuis la remise aux parlementaires, le 18 novembre 2013, du rapport dressant le bilan de l’expérimentation menée dans l’Hexagone[2]. 77% des Français y sont pourtant favorables, comme le montre l’enquête diffusée par le CGDD[3]. Ce plébiscite n’est certes pas nouveau, puisque 86% des citoyens souhaitaient déjà, en 2010, qu’il soit généralisé aux produits de grande consommation selon le baromètre TNS Ethicity. Mais cette popularité confirmée remet le sujet au cœur de l’actualité. 

Pour cette enquête, les personnes ont été interrogées sur trois produits précis –un yaourt, une lessive et un jean-, chacun d’entre eux étant associé à un ou plusieurs critères d’affichage spécifiques, respectivement la perte de biodiversité (yaourt), l’écotoxicité et la consommation d’eau (lessive) et l’eutrophisation et la consommation d’énergies renouvelables (jean).

 

Prêts à payer plus

Plus intéressant, l’enquête montre que la moitié des sondés sont disposés à payer 20% plus cher un produit plus vertueux, par exemple noté A par rapport à un produit noté B sur une échelle de A à E. Par ailleurs, le déterminant essentiel dans cette démarche est la sensibilité à l’environnement, avant même le montant des revenus.

 

Sans exception

S’ils sont majoritairement favorables au déploiement de cette étiquette, 56% des Français précisent qu’elle devrait être mise en place pour toutes les catégories de produits et sur tous les lieux de vente. Délai oblige, une suite ne devrait toutefois pas être envisagée avant les prochaines élections présidentielles.

 

 



[1] L’art. 54 stipule que les consommateurs doivent pouvoir disposer d’une information environnementale sincère, objective et complète, portant sur les caractéristiques globales du couple produit/emballage et se voir proposer des produits respectueux de l’environnement à des prix attractifs.

[2] Le test s’est déroulé de juillet 2011 à juillet 2012 auprès de 168 entreprises de plusieurs secteurs.

[3] Enquête réalisée en novembre 2013 auprès d’un échantillon représentatif de 5.246 personnes

 



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