L’Ae se prononce sur l’éolien flottant

Le 04 juin 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La ferme Provence Grand Large abritera 3 machines de 8 MW.
La ferme Provence Grand Large abritera 3 machines de 8 MW.
SBM Offshore 2016

L’Autorité environnementale (Ae) demande quelques aménagements aux maîtres d’ouvrage des futurs parcs marins de l’île de Groix et de Belle-Ile et de Port-Saint-Louis-du-Rhône.

 

Après l’éolien terrestre, les turbines offshore, place à l’éolien… flottant. Ces deux dernières semaines, l’Ae a délibéré sur deux projets de parcs de turbines flottantes. Lors de sa séance du 30 mai, elle a ainsi épluché les dossiers de la Ferme éolienne flottante de Groix & Belle-Ile (FEFGBI).

Porté par Eolfi et le chinois CGN EE[1], ce projet prévoit d’ancrer 4 aérogénérateurs de 6 mégawatts (MW) unitaires entre les deux îles bretonnes. Et de les raccorder au réseau de transport d’électricité, via un câble tiré par RTE. Cette opération faisant l’objet d’un dossier distinct soumis à l’Ae par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.

Quelle extrapolation?

Globalement, le dossier de FEFGBI semble complet. L’Ae recommande toutefois de préciser les limites de l’extrapolation à un parc plus important, industriel, des impacts environnementaux de ce projet expérimental.

Les industriels sont priés de rechercher une nouvelle route pour le câble électrique qui devra, si possible, éviter les habitats rocheux à enjeu environnemental (présence de laminaires et faune dressée). Les maîtres d’ouvrage devront préciser les raisons, notamment environnementales, qui les ont conduits à retenir chacune des variantes qu’ils envisagent d’adopter.

Anodes polluantes

L’Ae veut aussi des précisions sur l’impact environnemental d’anodes solubles destinées à protéger les installations de la corrosion. Un sujet déjà évoqué pour les projets de fermes hydroliennes.

Enfin, l’Ae recommande de préciser la consistance et l’implantation des centres de conduite et de maintenance, d’expliciter le comportement des installations face à des tempêtes ou houles exceptionnelles, de compléter les actions de compensation et de suivi prévues et de les mener pendant toute la durée du projet.

menace sur les oiseaux terrestres?

Autre lauréat de l’appel d’offres lancé en 2015 par l’Ademe[1], EDF EN avait présenté (toujours en tandem avec RTE) son dossier, concernant le projet du parc éolien flottant Provence Grand Large. Il s’agit cette fois de positionner trois aérogénérateurs de 8 MW unitaires au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du Rhône). Il a été étudié le 16 mai dernier.

Cette fois, l’Ae recommande aux porteurs de projet de revoir le chapitre de leur copie consacré aux oiseaux terrestres et de reprendre l’évaluation des incidences Natura 2000 (derniers résultats scientifiques disponibles, mesures ERC, mesures de suivi).

L’institution dépendant du CGEDD préconise la mise en place de mesures d’évitement et de réduction qui seront révisées en fonction des résultats du suivi et de proposer le cas échéant des mesures de compensation.

 



[1] Ademe : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie



[1] Le consortium comprend aussi General Electric (fournisseur des turbines), DCNS et Vinci (construction des flotteurs) et Valemo pour la conduite et la maintenance des machines.

 



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