L’Ademe veut séduire les PME

Le 02 décembre 2005 par Claire Avignon
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Consciente de ne pas être encore assez connue par les entreprises, et surtout par les PME, l’Ademe a organisé une conférence de presse pour montrer les différents outils que l’Agence met à leur disposition et qui prennent en compte leur spécificité.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) peut mettre en avant quelques résultats intéressants de partenariat avec les entreprises: sur les 3.000 entreprises ayant été certifiées Iso 14.001 en France, la moitié ont reçu un soutien technique ou financier de l'Agence. Globalement, ce sont 3 à 4.000 entreprises de toutes tailles qui ont bénéficié de l'aide de l'Ademe au cours des dernières années. Cependant, au regard du nombre d'entreprises françaises (5.000 sociétés de plus de 250 salariés, 175.000 entre 10 et 250 salariés et plus de 800.000 entreprises artisanales), ces résultats restent insuffisants.

«Pour certains domaines, développer des actions ciblant des PME n'est pas intéressant, à l'instar des rejets de dioxyde de soufre (SO2) qui proviennent à 90% d'usines appartenant à des grandes entreprises, précise Michel Rochet, directeur clients de l'Ademe. Mais pour d'autres types d'impact environnemental, comme les émissions de composés organiques volatils (Cov), dont 75% sont rejetés par les PME, les économies d'énergie, ou encore la gestion des déchets, nous ne pouvons pas négliger ce type de société.»

Or, les PME s'avèrent souvent plus démunies devant les questions environnementales que les grandes entreprises, tant d'un point de vue technique que réglementaire et financier. Et l'Ademe qui devrait être l'un de leurs interlocuteurs privilégiés ne l'est pas encore assez à son goût. Peut-être parce que ses ressources en personnel restent limitées, même en tenant compte de ses délégations régionales. Depuis plusieurs années, l'Agence a donc développé des partenariats avec les chambres de commerce et de l'industrie (CCI) et les chambres des métiers, en prenant à sa charge, pendant 3 ans, 30% du salaire d'un chargé de mission dédié aux questions environnementales. Et la plupart des chambres consulaires ont gardé leur chargé de mission après la période de 3 ans. De la même manière, l'Ademe a formé une centaine de bureaux d'études pour l'utilisation du Bilan carbone.


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