L’Ademe veut mieux cibler les PME

Le 07 février 2007 par Claire Avignon
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Consciente de ne pas atteindre encore suffisamment les quelque 2,6 millions de PME françaises, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) veut s'organiser pour mieux répondre à leurs demandes.

«Il n'y a pas de petits gestes lorsqu'on est des millions à le faire». C'est le message, déjà adressé aux 60 millions de Français lors d'une campagne ministérielle, que l'Ademe souhaite envoyer aux 2,6 millions de PME. Elle organise pour cela, les 6 et 7 février, le colloque PM4E (4E pour énergie, environnement, enjeux et entreprises). Objectif? promouvoir les outils à la disposition des PME pour mieux maîtriser leurs impacts environnementaux: Bilan carbone, «Objectifs déchets -10%», diagnostics énergie, certificats d'économie d'énergie, crédit d'impôts recherche, etc.

Représentant 43% de la valeur ajoutée française, les PME comptent pour 40 à 45% des rejets de polluants gazeux, des consommations d'eau et d'énergie, et pour 60 à 70% de la production des déchets (le commerce et la distribution, qui comptent surtout des PME, sont d'importants contributeurs). Seul hic: les chefs d'entreprise n'en ont pas conscience. Dans un sondage TNS-Sofres réalisés auprès de responsables de PME, 73% ont le sentiment que leur entreprise a peu d'impact sur l'environnement.

Un point positif tout de même: 86% des chefs d'entreprise pensent que les questions environnementales auront une place importante à moyen terme. Plus par conviction personnelle (48%) qu'à cause des attentes de leurs clients (19%). Des différences se font sentir, toutefois, entre les secteurs: «Le BTP est l'un des secteurs les plus importants, l'industrie est plus en retrait, peut-être parce qu'elle a déjà beaucoup travaillé. Quant aux transports, ils deviennent de plus en plus concerné», note Michèle Pappalardo, présidente de l'Ademe.

Pour passer de la prise de conscience à l'action, elle souhaite, non pas davantage de moyens financiers, mais un «renforcement des synergies avec les autres acteurs de l'environnement» que sont les chambres du commerce et de l'industrie (CCI), Oseo, (un organisme public chargé d'accompagner les PME), les conseils régionaux, les centres techniques, etc. «Nous voulons que le dispositif soit plus cohérent», précise Michel Rochet, directeur clients de l'Ademe.

Ainsi, les préconisations liées aux diagnostics d'aide à la décision sont actuellement suivies à hauteur de 75% seulement. «Nous allons augmenter ce pourcentage en améliorant la démarche d'accompagnement», continue Michel Rochet.

Pour l'Ademe, c'est aussi le partage de l'information qu'il faut améliorer, bien qu'elle ait déjà fait des efforts en ce sens (site internet, nombreux fascicules, etc.). Si 63% des sondés se déclarent bien informés sur les risques environnementaux liés à leur activité, ils ne sont que 50% à connaître les types d'actions à mettre en oeuvre, 49% la réglementation, et 22% les soutiens financiers ou avantages fiscaux. Mais une autre question du sondage montre que pour être mieux accompagnés dans leurs démarches environnementales, les chefs d'entreprises ne veulent pas tant des informations et des conseils (49%) que des soutiens financiers (54%).




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