L’Ademe publie des chiffres sur les déchets des entreprises

Le 12 juillet 2006 par Laure Pollez
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L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publie une synthèse de la production de déchets des entreprises, à partir des chiffres de l’année 2004. Cette enquête a été rendue obligatoire par un règlement statistique européen (1) mais c’est la troisième du genre en France, après celles publiées en 1996 et 2000. Contrairement aux deux enquêtes précédentes, celle-ci porte également sur la production de déchets dangereux.

L’enquête s’intéresse aux établissements de 10 salariés et plus, dans 15 secteurs d’activité, qui vont de l’industrie extractive au commerce, en passant par la métallurgie.
Dans ce champ d’activité, la production française de déchets non dangereux est évaluée à 21,7 millions de tonnes sur l’année, dont environ 4,9 millions de tonnes de déchets d’emballages, soit 20% du tonnage global. La production de déchets dangereux s’élève à 3,6 millions de tonnes.

L’industrie du bois est le plus gros producteur de déchets non dangereux (5,8 millions de tonnes), suivie du commerce de détail (3 millions de tonnes) et du secteur du papier. Les déchets non dangereux sont donc principalement du bois (près du tiers), du papier (18%) mais aussi des métaux (18%). Les déchets d’emballages sont beaucoup plus de papier (49%) que de plastique (6%).
80% de ces déchets sont dirigés vers des filières de valorisation, majoritairement vers le tri et la valorisation matière (68%), qui concernent notamment les métaux, le verre et le textile, avant le papier, le bois et le plastique. 12% des déchets non dangereux des entreprises sont incinérés, 11% finissent à la décharge. A plus de 85%, la collecte de ces déchets est prise en charge par l’entreprise. Plus l’entreprise est grande, moins elle a recours aux services municipaux.

Par rapport à 2000, l’Ademe constate une stabilité de la production, alors que le nombre d’établissement a augmenté de 11% et la valeur ajoutée de 9%. Les métaux prennent de plus en plus de place dans ces déchets, ainsi que les emballages. Le tri gagne du terrain sur la décharge.

S’agissant des déchets dangereux, cette première évaluation en compte 3,6 millions de tonnes, produits principalement par les activités de chimie et de raffinage (1,4 million de tonnes, notamment des résidus chimiques, des solvants et des boues) et la métallurgie (1,1 million de tonnes, notamment des résidus d’opérations thermiques, des boues et des déchets minéraux). Au total, la majeure partie des déchets dangereux est composée de résidus chimiques (21%) et de boues (19%). Ils sont le plus souvent incinérés (39%), un quart donne lieu à de la valorisation matière (26%), le reste finit en décharge de classe 1 (13%) ou subit des traitements physico-chimiques (9%).

Pour cette enquête, 5.830 établissements industriels et commerciaux ont été sondés, avec un taux de réponse de 70%. L’Ademe estime la précision statistique du tonnage total à 9,4%.

(1) Règlement n° 2150/2002 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2002 relatif aux statistiques sur les déchets


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