L’adaptation aux changements climatiques défavorisera les renouvelables

Le 08 avril 2011 par Sonja van Renssen
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Pour les industriels du secteur des énergies renouvelables, les coûts d’adaptation aux changements climatiques seront trois fois plus élevés que pour l’énergie nucléaire et deux fois plus que pour les centrales thermiques, selon une nouvelle étude de Bruxelles.
 
Les auteurs, mandatés par la Commission européenne, ont calculé que les coûts d’adaptation en 2050 pour l’hydraulique et les autres sources d’énergie renouvelables seront respectivement de 20,6 et 20,4 milliards d’euros. A comparer avec 6,6 milliards € pour le nucléaire et 8,8 milliards pour les centrales à combustibles fossiles.
 
L’étude a été effectuée par trois consultants basés aux Pays-Bas: Ecorys, le Energy Research Centre (ECN) et le Nuclear Research and consultancy Group (NRG). Elle est fondée sur des scénarios énergétiques préparés par Eurelectric, le lobby de l’industrie de l’électricité à Bruxelles.
 
Ces scénarios sont également utilisés par les institutions européennes. Ils prévoient que la part de la production électrique thermique (à partir de pétrole, gaz et charbon) chutera de 85 à 73% entre 2010 et 2050.
 
L’hydro-électricité, l’éolien et les réseaux électriques seraient les technologies les plus exposées aux changements climatiques. Les événements extrêmes représentent les plus grands défis pour l’adaptation. Le rapport identifie 4 investissements que le secteur de l’électricité devra effectuer pour faire face à un changement du climat d’ici 2080.
 
Tout d’abord, une diminution des précipitations exigera des investissements préventifs pour l’hydro-électricité dans la région méditerranéenne. Ensuite, une augmentation du niveau de la mer exigera des investissements préventifs pour l’éolien off-shore. Il faudra également des investissements dans les centrales thermiques pour se prémunir contre des inondations plus fréquentes dans toute l’Europe (sauf autour de la mer du Nord). Enfin, les réseaux électriques devront se préparer à des tempêtes plus fréquentes dans toute l’Europe (sauf autour de la mer du Nord).
 
Tous les autres impacts climatiques attendus, tels que les changements de température de l’air et de l’eau, les changements de vitesse des vents et les vagues de chaleur, peuvent être compensés avec les technologies actuelles sans investissements supplémentaires, sauf peut-être au prix d’une perte de production marginale.
 
Deux impacts des changements climatiques, s’ils s’avéraient plus sévères que prévu, exigeront toutefois des investissements supplémentaires: une augmentation de la température de l’eau, qui réduirait la production de toutes les centrales thermiques, et des changements contrastés du niveau des précipitations, avec une augmentation au nord et une diminution au sud.
 
L’étude montre qu’une évaluation du risque des changements climatiques est devenue partie intégrante de la planification des nouvelles centrales électriques à longue durée de vie, comme le charbon et le nucléaire. Pour les nouvelles technologies renouvelables telles que l’éolien, «ce n’est généralement pas une source d’inquiétude».


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