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L'Acnusa note une amélioration du survol de l'IDF

Le 09 décembre 2004 par Christine Sévillano
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L'Acnusa a dressé son bilan des personnes survolées en Ile-de-France par les avions atterrissant et décollant à Roissy et à Orly. Elle a constaté une baisse des personnes survolées grâce notamment à une réorganisation des flux.

Un rapport de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région Ile-de-France (Iaurif) réalisé à la demande de l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa) révèle une baisse du nombre de personnes touchées par les nuisances sonores en 2003. La réorganisation des couloirs aériens décidée le 21 mars 2002 n'a donc pas été vaine et une amélioration a été constatée par rapport à l'année précédente. En 2003, environ 2,65 millions d'habitants du bassin parisien sont survolés à moins de 3.000 mètres par les avions atterrissant ou décollant des aéroports d'Orly et de Roissy. Ce chiffre révèle une baisse de l'ordre de 42% par vent d'ouest, soit 825.000 personnes importunées de moins, et de 25% par vent d'est, soit plus de 600.000 personnes. La principale raison est une réorganisation des vols par le contrôle aérien. Le nombre de mouvements est d'ailleurs resté stable à 2.200 par jour. Quelle que soit la configuration du vent, 343.000 habitants sont survolés toute l'année à moins de 3.000 mètres, plus de 65.300 à moins de 2.000 mètres et près de 10.400 personnes subissent les nuisances sonores des avions à moins de 1.000 mètres. Ainsi la situation a été plus favorable aux habitants qui étaient survolés entre 1.000 et 3.000 mètres. Mais l'objectif, fixé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), de réduction du nombre de personnes survolées à moins de 1.000  n'a pas été atteint.

A 1.000, 2.000 et 3.000 mètres les nuisances sonores atteignent souvent plus de 60 décibels A (dBA). Le bruit émis varie en fonction de plusieurs paramètres comme le type d'avion, le vent, la pente de décollage ou d'atterrissage. Un A320 en phase d'atterrissage, à 1.000 mètres d'altitude et à 20 kilomètres (km) avant le toucher des roues sur la piste, répercute un bruit de 68 dBA sur les habitants . A 2.000 mètres et à 40 km du tarmac, il émet 63 dBA. A 3.000 mètres et à 60 km de la piste, les habitants entendent 61 dBA. Un avion B747-200, dans les mêmes configurations d'aterrissage, émet 72 dBA à 1.000 mètres. A 2.000 mètres, 64 dBA et à 3.000 mètres, 62 dBA.

L'impact de Paris-Charles-de-Gaulle est quatre fois plus important en nombre d'habitants survolés qu'Orly. Plus de deux millions de personnes sont perturbées par les nuisances sonores de Roissy, contre 488.000 pour Orly à moins de 3.000 mètres.

Lors de la publication du rapport, l'Acnusa a rappelé ses deux recommandations principales: la DGAC doit définir et garantir une altitude minimale par paliers afin que les avions ne soient pas trop bas trop tôt. De plus, elle doit mettre en oeuvre la procédure "approche en descente continue" quand c'est possible.




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