L’accord de Paris, c’est bon pour la santé

Le 23 février 2016 par Romain Loury
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Scène de pollution, Atlanta
Scène de pollution, Atlanta
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Pour les Etats-Unis, se mettre sur une trajectoire d’une hausse thermique limitée à 2°C, comme le prévoit l’accord de Paris, pourrait rapidement s’avérer rentable. Selon une étude publiée lundi 2 février dans Nature Climate Change, le pays s’éviterait environ 175.000 décès prématurés d’ici à 2030, soit une économie d’environ 250 milliards de dollars.

Début février, la Cour suprême américaine torpillait le Clean Power Plan, qui imposait aux exploitants de centrales thermiques de réduire de 32% leurs émissions de CO2 entre 2005 et 2030.

Non seulement il s’agit, à peine deux mois après la signature de l’accord de Paris, d’un mauvais signal politique, mais aussi d’un mauvais choix budgétaire, comme le confirme l’étude publiée par Drew Shindell, de la Duke University de Durham (Caroline du Nord), et ses collègues.

Les chercheurs ont modélisé les bénéfices sanitaires qu’auraient des politiques de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, tels qu’une baisse de 75% des émissions liées aux transports ou de 63% de celles découlant de l’énergie.

Publiées lundi 22 février, dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, deux études américaines confirment l’ampleur de la montée du niveau de la mer. Son rythme n’a jamais été aussi élevé au cours des trois derniers millénaires, avec une hausse de 14 centimètres au cours du XXème siècle. Et avec un scénario d’émissions «business as usual», la montée serait comprise entre 56 et 131 centimètres d’ici 2100.

Ces scénarios sont certes au-delà des objectifs étatsuniens de réduction, mais «techniquement faisables, et cohérents avec l’accord de Paris et avec celui signé en 2015 avec la Chine», juge Drew Shindell.

Du fait d’une moindre teneur en polluants de l’air, l’effort de politique énergétique préviendrait 175.000 décès prématurés entre 2015 et 2030, puis 22.000 décès par an par la suite. Pour le scénario transports, ce sont 120.000 décès prématurés qui seraient évités d’ici à 2030, puis 14.000 décès par an.

Selon les chercheurs, l’économie serait de l’ordre de 250 milliards de dollars par an (227 milliards d’euros). Et lui ajoutant celle liée aux impacts du réchauffement, les bénéfices excéderaient les coûts d’atténuation d’un facteur 5 à 10, estime l’équipe.



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