L’Académie des sciences US veut en savoir plus sur la toxicité des «Nano»

Le 27 janvier 2012 par Geneviève De Lacour
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Les connaissances sur la toxicité des nanomatériaux sont insuffisantes. Selon un rapport publié par un panel d’experts de l’Académie américaines des sciences, «des manques importants ont été identifiés sans qu’on y réponde avec les études scientifiques adéquates».

L’inquiétude de l’Académie des sciences répond à un constat. Le marché des nanotechnologies est en pleine expansion puisqu’il représentait, en 2009, un chiffre d’affaires de 225 milliards de dollars (171 milliards d’euros). Et cela devrait encore croître au cours de la prochaine décennie.

Mais «les scénarios des expositions actuelles ne ressemblent pas forcément aux futures expositions», estiment les membres de l’Académie. Les experts souhaitent donc qu’un effort de recherche soit porté sur l’identification des potentielles sources d’émission de nanomatériaux dans l’environnement, les processus qui interviennent dans l’exposition et les dangers, l’interaction des nanomatériaux avec la matière vivante, de l’échelle intracellulaire à celle de l’écosystème.

«Jusqu’à présent, de bonnes choses ont été faites en matière de recherche mais nous devons réfléchir à la manière de regrouper nos efforts pour être plus efficaces», explique Mark Wiesner, professeur à l’université de Duke et membre du panel. Directeur du centre de recherche sur les implications environnementales des nanotechnologies, il dirige un groupe d’étudiants qui étudient les mouvements et les effets des nanomatériaux dans l’environnement.

«On ne peut pas évaluer les molécules les unes après les autres, elles sont si nombreuses et si variées! Il n’y a pas assez de Béchers pour faire toutes les expériences nécessaires.»

La dernière fois que l’Académie des sciences s’est exprimée à ce sujet remonte à 2008. Et c’était pour critiquer l’initiative nationale Nanotechnologie (National Technology Initiative - NNI), l’organisme fédéral qui coordonne les activités «nano» entre les différentes agences fédérales.

Dans son rapport publié le 25 janvier, l’Académie a reconnu les progrès enregistrés par la NNI mais elle a fustigé l’insuffisance des liens entre la recherche et les résultats déjà obtenus, ainsi que le manque de stratégie en matière de prévention et de gestion du risque. Elle estime également que les fonds manquent pour financer ce programme qui souffre d’une faiblesse d’autorité pour diriger la recherche.
Le panel, qui espère que la NNI évolue rapidement, devrait réévaluer la situation d’ici 18 mois.
 
Lien vers la NNI: http://www.nano.gov/



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