Kyoto: la Suisse va devoir payer

Le 10 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le protocole de Kyoto n’a peut-être plus d’avenir, mais il s’applique toujours, jusqu’au 31 décembre 2012. Et cela devrait coûter un peu d’argent à la Suisse.
 
Au terme de l’accord signé en 1997 dans l’ancienne capitale japonaise, la Confédération helvétique doit avoir réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 1990 et 2012.
 
Or, selon un communiqué du ministère suisse chargé de l’environnement et de l’énergie (Detec, selon l’acronyme suisse), cet objectif ne sera pas tenu. «Il manquera à la Suisse 0,8 millions de tonnes de CO2 par an (soit 4 millions de tonnes sur toute la période d'engagement)», précise le Detec.
 
La faute en revient essentiellement à «l'économie [qui] s'est remise plus tôt et mieux que prévu de la crise de 2009».
 
Afin de respecter ses engagements internationaux, Berne va donc devoir acquérir des certificats nationaux d’émission supplémentaires (les unités de quantité attribuée, UQA en jargon onusien).
 
Au prix actuel, la Suisse estime devoir débourser 60 millions de francs (49,22 millions d’euros) pour acheter les quotas dont elle a besoin.
 
Où trouver l’argent? Simple. Le Detec va ponctionner l’argent de… l’essence. En 2005, la Suisse a créé la fondation Centime climatique, dont le but est de recueillir et de gérer les recettes provenant de la redevance de 1,5 centime (1,23 ct€) par litre de carburant. Cette manne doit servir à financer des projets climatiques, en Suisse et à l’étranger.
 

Elle servira aussi à acheter des UQA. 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus