Katrina: les cuves en accusation

Le 23 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il y a près de 5 ans, Katrina frappait les côtes sud des Etats-Unis. En quelques heures, l’ouragan entraine la mort de 1.836 personnes et cause plus de 90 milliards de dollars (67,8 milliards d’euros) de dégâts. Trois chercheurs (américains et turc) se sont intéressés aux effets des vents et des vagues sur les installations pétrolières, gazières et chimiques. La région touchée est riche en installations industrielles. Quelques heures après le passage du cyclone, 30 plates-formes pétrolières avaient été détruites ou fortement endommagées et 9 raffineries étaient hors circuit.

Dans l’étude qu’ils publient dans la dernière édition de Risk Analysis, les scientifiques estiment à plus de 1.000 le nombre de relâchements d’hydrocarbures ou de produits chimiques dans l’environnement (dont 800 en mer) dans les jours et les semaines qui suivirent l’événement. L’essentiel (76%) étaient le fait des installations pétrolières, devant les sites chimiques (18%) et gaziers (6%). Les plates-formes, terminaux et raffineries de pétrole ont perdu 36.400 tonnes de pétrole: une pollution presque deux fois plus importante que celle du Tanio, qui souilla les côtes bretonnes en 1980.

En épluchant les rapports du service géologique américain (USGS), les chercheurs mettent en évidence que la plupart des grosses fuites d’huile (64%) sont imputables à des déficiences des cuves de stockage. Rien de tel dans les sites chimiques, puisque l’essentiel des fuites proviennent de dégâts causés aux systèmes de sécurité (vannes), aux conséquences d’incendies ou d’inondations.

 

L'article de Risk Analysis



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