JP Morgan Chase sort (presque) du charbon

Le 08 mars 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La banque ne s'interdit pas de financer des mines souterraines de charbon.
La banque ne s'interdit pas de financer des mines souterraines de charbon.
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La banque américaine se conforme essentiellement aux nouvelles règles de l’OCDE.

La grande banque de Park Avenue a rarement l’occasion d’être encensée. Poursuivie dans de nombreuses affaires (saisies illégales, ventes frauduleuses de titres, affaires Madoff, faillite de Lehman Brothers), la 6e entreprise mondiale ne manque pas l’occasion de redorer son blason.

C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait en publiant, lundi 7 mars, sa nouvelle politique environnementale. En une vingtaine de pages, JP Morgan Chase reconnaît que ses décisions «peuvent avoir des conséquences pour l’environnement et la collectivité». Ne rions pas: tous les membres de la communauté bancaire n’en sont pas encore là.

Les services financiers ont un rôle à jouer

Banque à principes, elle s’interdit donc de financer des entreprises pratiquement le travail forcé ou celui des enfants. Exit aussi l’exploitation des ressources naturelles dans des sites inscrits au registre du patrimoine mondial de l’Unesco. JP Morgan refuse désormais de financer l’exploitation illégale du bois. Pas si mal.

Parce que «les services financiers jouent un rôle important pour faciliter la mise en œuvre des politiques destinées à lutter contre le changement climatique», JP Morgan Chase va aussi réduire son exposition au risque charbon.

Il ne s’agit pas d’interrompre toutes ses activités liées au King Coal. Plus prosaïquement, la banque cesse de financer la construction de nouvelles centrales au charbon dans les pays les plus riches de l’OCDE. Sauf si ces installations sont dotées de dispositif de captage-stockage de CO2.

Technologies ultra-super-critiques

Dans les autres régions du monde, JP Morgan Chase pourra financer des centrales au charbon utilisant les technologies ultra-super-critiques. Ces dernières permettent à une centrale au charbon d'émettre autant de CO2 qu’une installation brûlant du gaz naturel.

Pour l’amont, la banque ne financera plus le développement de nouvelles mines à ciel ouvert. Rien de tel, en revanche, pour les mines utilisant la décapitation de montagne, technique en déclin depuis 2008.

Last but not least: JP Morgan Chase étudiera, pour tous les projets susceptibles d’émettre plus de 100.000 tonnes de CO2 par an, des alternatives pour en réduire l’empreinte carbone.

En définitive, la banque dirigée par Jamie Dimon va respecter la nouvelle ligne de conduite que l’OCDE a publiée en novembre dernier. Ni plus, ni moins.



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