Journée mondiale de l’eau: encore beaucoup d’efforts à faire

Le 22 mars 2007 par Agnès Ginestet
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Le 22 mars, le ministère chargé de l’environnement a reçu différents acteurs pour débattre du sujet primordial que constitue l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Le partenariat français pour l’eau (PFE) a été lancé à cette occasion.

C'est un fait avéré: l'objectif du millénaire pour le développement qui concerne l'eau ne sera pas atteint. Il visait à réduire de moitié, d'ici 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable. «Nous savons comment y arriver, mais nous avons pour autant du mal à l'atteindre», a indiqué Jean-François Le Grand, président du Cercle français de l'eau.

Les acteurs présents ont malgré tout souligné les progrès réalisés ces dernières années en France. «Le droit à l'eau a été inscrit en tête de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques. C'est une avancée juridique incontestable. Mais le droit à l'eau appelle à une mise en oeuvre effective», a déclaré Henri Smets, membre du Conseil européen du droit à l'environnement. Selon lui, il faudra une nouvelle loi pour que ce droit soit opposable.

Par ailleurs, l'expérience du Partenariat français pour Mexico (PFM), qui s'était constitué dans le cadre du 4e forum mondial de l'eau de Mexico en 2006 (1), s'est avérée positive pour ses membres. Un Partenariat français pour l'eau (PFE) pérenne a donc été mis en place. Il a entre autres pour objectifs de mettre à disposition les informations relatives aux avancées vers les objectifs du millénaire, d'élaborer des messages communs et de diffuser les savoir-faire de ses membres dans les événement et réseaux internationaux, et d'apporter des contributions aux représentants du gouvernement français en charge des discussions relatives aux politiques de l'eau au sein des institutions européennes.

Nelly Olin, ministre chargée de l'environnement, a insisté sur un thème qu'elle souhaiterait voir promu dans ce cadre: l'équipement en eau potable et assainissement des écoles des pays en développement. En effet, comme l'ont souligné Antoine Frérot, directeur général de Veolia eau, et Laurent Stéfanini, représentant la ministre chargée de la coopération Brigitte Girardin: l'atteinte de l'objectif du millénaire relatif à l'eau conditionne l'atteinte d'autres objectifs comme la diminution de la mortalité infantile et la scolarisation des filles.

Egalement présent le 22 mars, Amadou Belko, maire de Torodi au Niger, a souligné les bienfaits de la décentralisation en Afrique, qui permet aux élus locaux d'assurer un contrôle rigoureux des ouvrages liés à l'eau. Il a également salué le travail de l'ONG «Eau vive» qui, dans le cadre de ses projets, responsabilise les élus locaux. «Si tous les pays européens avaient, comme la France, une loi Oudin-Santini (2), ils auraient contribué à atteindre les objectifs du millénaire», a-t-il ajouté.

Rappelons qu'à l'heure actuelle, sur notre planète, 1,1 milliard et 2,5 milliards de personnes n'ont respectivement pas accès à l'eau potable et à un assainissement de base.

(1) Voir l'article du JDLE: «L'esprit français à Mexico»



(2) Voir l'article du JDLE: «Coopération décentralisée pour l'accès à l'eau potable»




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