Johannesburg menacée par les eaux d’exhaures

Le 14 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La 4e ville d’Afrique du Sud est menacée d’empoisonnement. Bâtie sur les anciennes mines d’or qui ont fait sa fortune, Johannesburg pourrait être dévastée, faute d’avoir assuré la gestion des eaux d’exhaures. C’est du moins l’avis de Terence McCarthy (université de Witwatersrand).

 

Dans un récent rapport, le géologue sud-africain rappelle quelques données de base. Après la fermeture d’une mine, les eaux souterraines montent irrémédiablement et se chargent de tous les éléments chimiques présents sur les parois. Or les sous-sols de « Jobourg » sont parsemés d’anciennes galeries minières, désormais totalement noyées et, faute d’être évacuées, les eaux souterraines s’élèvent d’une quinzaine de mètres par mois.

 

A ce rythme, ces eaux, désormais chargées d’acide sulfurique, de métaux lourds et d’éléments radioactifs, pourraient prochainement noyer certains quartiers de la métropole sud-africaine. Pour rappel, dans des lacs proches de l’ancienne cité de l’or, on relève d’importantes mortalités de poissons. Et la cécité des hippopotames est attribuée à l’acidification des eaux de surface.

 

Pour Terence McCarthy, la solution existe : il suffit de mettre en batterie de puissantes pompes qui, dans un premier temps, évacueraient les eaux vers des stations de traitement. A moyen terme, elles permettraient de maintenir les eaux souterraines sous les galeries des mines (à - 300 mètres environ). Problème, comme souvent en Afrique du Sud, les ressources financières manquent. En attendant, l’eau monte et menace déjà les fondations du Musée de l’apartheid.



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