Jean-Louis Borloo remplace Alain Juppé au Medad

Le 19 juin 2007 par Agnès Ginestet et Claire Avignon
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Depuis ce matin, Jean-Louis Borloo, Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet constituent la nouvelle équipe du ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Tous les trois sont déjà surveillés de près par les ONG.

Le premier ministre François Fillon a dévoilé le 19 juin la composition de son nouveau gouvernement. C'est finalement Jean-Louis Borloo, ancien ministre chargé de l'économie, qui remplace Alain Juppé à la tête du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad). Celui-ci a en effet démissionné suite à sa défaite dans le cadre des élections législatives à Bordeaux (1). Jean-Louis Borloo devient ministre d'Etat et numéro deux du gouvernement,  puisque le Medad garde les mêmes attributions (2).

La nomination du monsieur «social» de l'UMP peut  apparaître étrange. Il a pourtant été l'un des fondateurs de Génération écologie en 1991 avec, entre autres, Brice Lalonde, Haroun Tazieff et Noël Mamère. Malgré tout, il devra faire ses preuves dans un ministère conçu spécialement pour Alain Juppé. Il lui faudra notamment contenir l'inimitié entre les deux grands corps que sont les Mines (industrie) et les Ponts et chaussées (équipement) et coordonner les différentes grandes directions aux objectifs parfois opposés.

Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP de l'Essonne, va quant à elle occuper la fonction de  secrétaire d'Etat à l'écologie, alors que Dominique Bussereau conserve celui de secrétaire d'Etat aux transports. La jeune députée est connue pour sa maîtrise des dossiers environnementaux. Elle a d'ailleurs été «félicitée» par France Nature environnement (FNE) qui dit avoir «eu l'occasion d'apprécier l'engagement de Mme Kosciusko-Morizet, lors de l'élaboration de la Charte de l'environnement en 2005» et avoir «noté ses prises de position courageuses lors de la discussion du projet de loi sur les OGM». L'accueil que réserve FNE à Jean-Louis Borloo est loin d'être aussi chaleureux puisque la fédération se contente de «prendre acte» de sa désignation.

Ces nominations arrivent au moment où les associations ont déjà pris plusieurs douches froides de la part du Medad. Alain Juppé a annoncé, jeudi 14 juin, que le maïs transgénique MON810 de Monsanto continuerait à être cultivé et commercialisé en France pour l'alimentation animale en dépit des protestations des ONG. Les mêmes ont critiqué le soutien de la France, lors du dernier Conseil Agriculture, au projet de directive sur l'agriculture biologique qui devrait introduire une tolérance de 0,9% d'OGM dans les aliments bio. Les prochaines réunions de préparation du Grenelle de l'environnement, qui doit avoir lieu en octobre prochain, promettent d'être tendues.

Entre autres changements survenus au sein du gouvernement, on notera la nomination de Michel Barnier, ancien ministre de l'environnement entre 1993 et 1995 et un temps pressenti à la tête du Medad, au poste de ministre chargé de l'agriculture et de la pêche. Il y remplace Christine Lagarde qui prend la place de Jean-Louis Borloo. La boucle est bouclée.



(1) Voir l'article du JDLE: «Le Medad n'a plus de ministre»

(2)Voir l'article du JDLE: «Les attributions du Medad»




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