Jean-Louis Borloo expose les orientations du Medad

Le 29 juin 2007 par Agnès Ginestet
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Le 29 juin, le nouveau ministre d’Etat est apparu enthousiaste et confiant. Il a insisté sur la nécessité d’être exemplaire et de passer à l’action.

«Après quelques semaines de rodage, le ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad) est aujourd'hui en ordre de marche». Jean-Louis Borloo a débuté ainsi son discours, prononcé au nom de la secrétaire d'Etat chargée de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, et du secrétaire d'Etat chargé des transports Dominique Bussereau. «Pour nous, voici venu le temps de l'action», a-t-il indiqué, précisant que le Medad tiendrait les engagements pris par le président Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle et qui répondent à trois exigences: celle de la responsabilité vis-à-vis des citoyens qui se considèrent comme les principaux acteurs du changement et qu'il faut accompagner dans cette démarche, celle de la compétitivité économique car «les économies qui n'ont pas pris le virage écologique sont condamnées à moyen terme à disparaître», et celle de la solidarité vis-à-vis des plus démunis, «premières victimes de la raréfaction des ressources».

Divisé en 5 pôles (lutte contre le réchauffement climatique, transports, biodiversité et ressources naturelles, aménagement durable, et prévention des risques techniques et sanitaires), le Medad comptera parmi ses actions majeures le lancement d'un grand chantier thermique au niveau du bâtiment. Jean-Louis Borloo a paru très confiant quand aux moyens financiers nécessaires au ministère pour mener à bien ses missions. «On n'a jamais de problèmes de financement pour un grand programme. Nous sommes très détendus sur la question du budget», a-t-il confié, insistant par ailleurs sur son souhait d'appliquer une «méthode d'objectifs quantifiés et évaluables» au Medad. «Je suis un obsédé des programmes», a-t-il fait remarquer. Le ministre d'Etat souhaite aussi que le Medad soit le ministère du «passage à l'acte», qui montre l'exemple auprès des autres ministères. Il sera d'ailleurs chargé de vérifier que toutes les commandes publiques de l'Etat et des établissements publics «répondent bien aux critères du développement durable».

Abordant la question du rôle de la France sur le plan international, Jean-Louis Borloo a notamment déclaré: «Nous entrons dans une période d'évaluation du protocole de Kyoto et de préparation de l'après-Kyoto, qui va se faire sous présidence européenne française. La France a une responsabilité majeure pour faire de l'après Kyoto un véritable virage dans l'histoire de l'humanité.»

Enfin, le Grenelle de l'environnement qui aura lieu à l'automne est considéré par le ministre et ses secrétaires d'Etat comme une «étape cruciale». «Il s'agit de faire un pacte national de l'écologie, de faire remonter toutes les réflexions qui existent sur le territoire», a précisé Jean-Louis Borloo. Nathalie Kosciusko-Morizet a quant à elle qualifié cette initiative de «premiers travaux pratiques de la charte constitutionnelle de l'environnement». «Il va falloir travailler vite, y compris en juillet et août, pour faire les premières propositions en septembre», a-t-elle ajouté. Les citoyens, considérés comme constituant le sicième collège qui participe aux concertations, seront par ailleurs invités à s'exprimer via internet en septembre.




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