Jean Launay veut donner des moyens au grand cycle de l’eau

Le 17 mai 2019 par Stéphanie Senet
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Mission accomplie pour Jean Launay
Mission accomplie pour Jean Launay

Dans le cadre des Assises, le président du Comité national de l’eau a remis, le 16 mai, son rapport sur le grand cycle de l’eau à la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon. Un rapport non publié mais dont les grandes lignes ont été dévoilées par notre confrère Localtis.

L’idée principale est de parvenir à un schéma commun national fort. Un schéma basé sur des lignes directrices étatiques, une mobilisation plus forte des agences de l’eau (dont le plafond mordant serait supprimé pour remettre leurs recettes à flot), ainsi que sur des schémas d’aménagement et de l’eau étendus à tout le territoire.

Nouvelle gouvernance

Autres innovations: Jean Launay propose de créer un nouveau poste de préfet de l’eau, rattaché au préfet coordonnateur de bassin, et d’ouvrir les comités de bassin à des citoyens tirés au sort et à d’autres professionnels comme les urbanistes.

L’eau adossée à la biodiversité

Pour réduire le malaise vécu dans certaines agences, l’ancien député du Lot suggère de renommer l’Office national de la biodiversité (nom de l’ancienne Agence française pour la biodiversité depuis sa fusion avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage) en Office national de l’eau et de la biodiversité.

Nouvelle fiscalité

Côté finances, il préconise l’instauration d’une redevance sur l’artificialisation des sols et sur l’usage de l’azote (proposition mise sur la table à de maintes reprises) et d’élargir l’Aqua Prêt de la banque des territoires aux projets visant le grand cycle de l’eau. Celui-ci est aujourd’hui limité aux infrastructures d’eau potable et d’assainissement, ainsi qu’aux ouvrages de gestion des eaux pluviales.

 

Lobbying européen / La révision de la directive-cadre sur l’eau est soumise à un intense lobbying des industriels de l’agriculture, de l’hydroélectricité et de l’extraction, selon le Bureau européen de l’environnement (BEE). Objectifs: éviter de nouveaux objectifs contraignants alors que 40% seulement des lacs et rivières affichent un bon état écologique selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE). Cette révision sensible sera sur la table du conseil Environnement des 20 et 21 mai.

 

 



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