Japon: retard des lois sur l'amiante

Le 08 août 2005 par Christine Sévillano
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amiante
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L'industrie japonaise de la construction connaît des temps mouvementés: les médias ont révélé son rôle dans le retard pris par les législateurs pour interdire la production et l'utilisation de l'amiante.

Le quotidien japonais Mainichi Shimbun a dévoilé récemment les raisons du retard des lois sur l'amiante au Japon: l'industrie japonaise a fait pression sur les parlementaires en 1992 afin qu'ils abandonnent leur proposition de loi sur l'interdiction d'utiliser et de produire de l'amiante, en affirmant que les dangers cancérigènes de la fibre étaient exagérés. Pourtant en 1995, les parlementaires sont parvenus à faire interdire les deux principales fibres les plus toxiques. Le bannissement total de toutes les sortes d'amiante n'a été décidé que l'an dernier et n'interviendra de manière effective qu'en 2008. L'association professionnelle de l'amiante japonaise aurait également mis en avant, auprès des législateurs, le coût plus élevé des matériaux de substitution comme les retardateurs de flamme, tout en soulignant que ces substances présentaient des risques méconnus pour les salariés.

Dans les années à venir, l'amiante devrait être problématique pour les industries japonaises montrées du doigt mais aussi pour le gouvernement qui a négligé le problème. Le fabricant d'équipements Kubota avait déjà révélé, il y a deux semaines, que 79 de ses anciens salariés avaient sans doute trouvé la mort suite à une maladie liée à l'amiante, et les données du ministère japonais chargé de la santé indiquent que 900 personnes sont décédées de mésothéliome pour la seule année 2003. Le risque sanitaire concerne aussi les habitants d'immeubles contenant de l'amiante.




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