Japon: premier bilan de la politique contre les GES

Le 19 novembre 2004 par Claire Avignon
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The National Flag Japan
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Le Japon vient de faire le point sur son programme de lutte contre le réchauffement climatique. Les résultats ne sont guère optimistes même si les solutions mises en place ont plutôt bien fonctionné.

Pour le programme contre le changement climatique japonais, 2004 était considéré comme une année charnière. Le Conseil central de l'environnement du ministère de l'Environnement a publié début novembre le premier rapport intermédiaire sur l'évaluation des mesures de prévention du pays pour diminuer les émissions des gaz à effet de serre (GES). Le Japon a adopté une approche dite du "pas à pas" pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto. Le "Programme de la politique contre le changement climatique" doit se mettre en place en trois étapes, avec un premier pas effectué de 2002 à 2004, un deuxième de 2005 à 2007 et le troisième et dernier de 2008 à 2012.

Une augmentation de 7,6% des GES a été constatée en 2002 par rapport aux années de référence (1990 pour le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d'azote et 1995 pour les hydrofluorocarbones, les perfluorocarbones et l'hexaflorure de soufre). Or, selon le protocole de Kyoto, le Japon doit diminuer ses émissions de 6%. Une étude plus précise montre que le dioxyde de carbone (CO2) émis par le secteur énergétique est le principal responsable de cette hausse puisqu'il a dépassé les objectifs visés. Tous les autres types de molécules, dont le CO2 émis par les autres secteurs, sont en dessous des objectifs. Mais ils ne représentent que 10% de l'ensemble des émissions en équivalent CO2.

Une approche par secteur révèle que l'industrie est plutôt un bon élève puisqu'elle est seule à avoir diminué ses émissions. Cependant, la diminution est très faible (4,68 millions de tonnes équivalent CO2 en 2002 contre 4,76 millions en 1990) en comparaison des 7% de réduction qui lui sont imposés avant 2012. Et selon le Conseil central de l'environnement, «il n'est pas certain que le secteur industriel puisse atteindre ces objectifs», attribuant cela à un manque de clarté du plan d'action volontaire, les industriels étant libres de se fixer leurs propres objectifs.

Deuxième émetteur le plus important, le transport obtient plutôt de bons résultats. Ce secteur tente de garder son niveau d'émissions de 1995 établi aux alentours de 2,6 millions de tonnes. Les principales mesures prises (améliorer la technologie des moteurs, améliorer le trafic, recourir au fret, promouvoir les transports publics) s'avèrent efficaces puisque les émissions restent constantes depuis 1995.



Les plus grandes augmentations proviennent des émissions du tertiaire - qui est passé de 1,44 million de tonnes équivalent CO2 en 1990 à 1,97 million en 2002 - et du résidentiel – qui a émis 1,29 million de tonnes en 1990 et 1,66 million en 2002. Le rapport explique entre autres ces mauvaises performances par le développement du secteur commercial dans l'activité économique, l'accroissement de la population mais aussi l'amélioration de la qualité de vie. Le Conseil espère des meilleurs résultats dans l'avenir grâce à la popularisation des éclairages haute performance et une meilleure gestion thermique des bâtiments.



La Russie a remis jeudi à l'Organisation des Nations Unis le texte officiel de ratification du protocole de Kyoto. Le protocole entrera officiellement en vigueur le 16 février 2005.




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