Japon, l’heure du premier bilan humain

Le 14 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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Naoto Kan, le premier ministre japonais a déclaré samedi 12 mars que le Japon connaissait sa «plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale». Mais pour l’instant, le bilan humain reste très imprécis.

Vendredi, le bilan officiel était de 1.597 morts et 1.481 disparus. Mais les autorités nippones peinent à localiser des dizaines de milliers de personnes, disparues dans les villages du nord du pays rayés dela carte. Pourl’instant, elles estiment à 10.000 le nombre de victimes du séisme et du tsunami.

Ce lundi matin, selon une information fournie par Kyodo News, 2.000 corps sans vie ont été retrouvés sur deux plages de la province de Miyagi. Dans le port de Minamisanriku, la moitié des 17.500 habitants ont disparu. Dans la ville d'Otsuchi (préfecture d'Iwate), on est sans nouvelles de 12.000 des 15.000 habitants.

Des centaines de milliers de rescapés attendent d'être secourus dans les régions frappées par le séisme. Les équipes de sauveteurs étrangers et japonais, aidées par 100.000 soldats japonais, s'activent ce lundi pour tenter de retrouver des survivants. D’ores et déjà, ils ont pu secourir 3.000 personnes.

Selon l’ONU, plus de 590.000 personnes auraient été évacuées en trois jours des zones sinistrées. Selon les autorités locales, citées par l'agence de presse Kyodo, seules 22 personnes parmi les 210.000 évacuées de la zone des20 kilomètresde rayon autour de la centrale de Fukushima, auraient été exposées ces dernières heures à des niveaux dangereux de radiations. Les réfugiés ont été accueillis dans 2.050 centres d’évacuation.

Toujours selon des informations fournies dimanche par les Nations Unies, «de nombreuses régions le long de la côte nord-est restent isolées et inaccessibles».

Alors que de nouvelles secousses ont été ressenties à150 kmde Tokyo, des répliques pouvant atteindre le degré 7 sur l’échelle de Richter sont attendues jusqu’à mercredi. Ces nouveaux risques pourraient compliquer les travaux de secours de la police, des pompiers et des soldats mobilisés pour venir en aide aux sinistrés.

Le gouvernement a déclaré avoir déjà envoyé dans les zones sinistrées 120.000 couvertures, autant de bouteilles d'eau,110.000 litresde carburant, ainsi que du pain, des boulettes de riz, des nouilles instantanées et des couches-culottes.

La tâche des secours risque d'être compliquée par les problèmes d'alimentation en électricité. Dans le nord du pays, où les températures sont hivernales, 2,6 millions de foyers sont toujours privés d’électricité, et 1,4 million sont privés d'eau courante.

 



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