Japon: l’argent de la reconstruction contre les baleines

Le 09 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Lancée il y a quelques semaines, l’information est désormais officiellement confirmée. Le gouvernement japonais utilise une partie des fonds dédiés à la reconstruction au financement de la campagne de chasse à la baleine.
Le 8 décembre, l’agence japonaise des pêches a indiqué qu’elle allait participer «à la stabilisation des ressources financières de la recherche baleinière».
 
Dans le jargon diplomatique nippon, la «recherche baleinière» désigne la chasse industrielle aux grands cétacés. Car, officiellement, l’Empire du soleil levant ne chasse pas, commercialement, le rorqual ou la jubarte mais procède à des prélèvements à des fins scientifiques. Ce qu’autorise, depuis une vingtaine d’années, la Commission baleinière internationale.
 
L’argent public qui finance la flotte baleinière provient des 500 milliards de yens (4,8 milliards d’euros) d’aides publiques votées par le parlement pour reconstituer la flotte de pêche nationale. Un comble alors qu’aucun des navires baleiniers n’a été touché par le tsunami du 11 mars dernier.
 
«Non seulement l’industrie baleinière est incapable de survivre sans aide publique, mais maintenant elle siphonne l’argent destiné aux victimes du triple désastre du 11 mars, au moment où elles en auraient le plus besoin», enrage Junichi Sato, directeur exécutif de Greenpeace Japon.
 
En réalité, cette nouvelle subvention devrait servir à payer des gardes embarqués et «des mesures de sécurité», prises par les armateurs. Ces derniers ont modérément apprécié les succès remportés, l’an passé, par les associations de défense des baleines.
 
A force de gêner les navires baleiniers, la flotte de l’association Sea Sepherd avait obligé les baleiniers japonais à écourter leur saison de chasse et à regagner le Japon avec des prises représentant 20% de leur quota annuel.
 
Cette année, les baleiniers entendent harponner 930 baleines de Minke (Balaenoptera acutorostrata) dans l’océan Austral. Confiant, Paul Watson attend de pied ferme ses adversaires. «Nous les avons déjà battus économiquement. Nous allons maintenant les battre politiquement», a lancé le charismatique patron de Sea Sepherd


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