Ivoire: un trafic très concentré

Le 20 septembre 2018 par Romain Loury
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Un nouvel outil pour cerner les trafiquants
Un nouvel outil pour cerner les trafiquants
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En Afrique, le trafic d’ivoire est aux mains d’un nombre très restreint de cartels, révèle une étude génétique menée sur des défenses d’éléphants interceptés dans des ports, publiée mercredi 19 septembre dans la revue Science Advances.

Jusqu’alors, on disposait de peu d’informations sur les circuits d’approvisionnement en ivoire africain. L’étude menée par Samuel Wasser, directeur du Centre de biologie de la conservation à l’université de Washington (Etats-Unis), et ses collègues lève le voile sur la structure de ce trafic.

Pour cela, les chercheurs ont effectué un séquençage ADN sur 38 saisies d’ivoire dans divers ports africains, comparant ces séquences à celles d’animaux vivants, afin de déterminer l’origine géographique.

Kenya, Ouganda, Togo

Les résultats, qui montrent que les défenses d’un même animal sont souvent expédiées à plusieurs mois d’écart, révèlent l’existence de trois principaux cartels, situés respectivement à Mombasa (Kenya), Entebbe (Ouganda) et Lomé (Togo).

«Notre étude met en évidence des connections entre ce qui ne serait autrement que des saisies isolées, au-delà du seul réseau criminel opérant dans ces ports, mais jusqu’au braconnage et au réseau de transport qui achemine ces défenses à des centaines de kilomètres, vers ces cartels», explique Samuel Wasser. «C’est un outil d’enquête qui aidera les autorités à traquer ces réseaux et à rassembler des preuves en perspective d’actions judiciaires», conclut-il.



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