Ivoire: la Malaisie, plaque tournante de l’ivoire

Le 09 septembre 2016 par Marine Jobert
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Un stock d'ivoire détruit l'an passé.
Un stock d'ivoire détruit l'an passé.
©Alex Hofford/EPA

Proche de la Chine et de la Thaïlande, pays friands de défenses d’éléphant, la Malaisie est un point d’entrée important pour la contrebande, selon l’ONG Traffic.

La Malaisie est la plaque tournante asiatique de l’ivoire. C’est le constat effectué par Traffic (une ONG montée conjointement par le WWF et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dans un rapport consacré aux saisies réalisées entre 2003 et 2014 dans cet Etat côtier, dont les ports sont des points d’entrée convoités. La Malaisie est considérée par la Cites[1] comme l’un des 8 pays les plus préoccupants de par son implication dans le commerce d’ivoire. Sans être un lieu de vente et d’achat, le pays s’est fait une spécialité de fermer les yeux sur le transit de défenses, en provenance d’Afrique et en direction de l’Asie.

Ports efficaces

Ce sont exactement 63.419 kilogrammes d’ivoire qui ont été saisis en une décennie, à 66 reprises. Les deux tiers (47 saisies, pour 48.471 kg) l’ont été hors des frontières du pays (avec 23 pays impliqués), mais y avaient transité. Un tiers (19 saisies, pour 14.948 kg) l’ont été en Malaisie même. Un état de fait qui s’explique par sa proximité avec les deux plus gros consommateurs mondiaux (la Chine et la Thaïlande) et une infrastructure portuaire efficace et bien développée. «En plus des quantités colossales, les volumes et la vitesse des cargos qui se déplacent à travers les principaux ports malaisiens, qui impliquent des dizaines de millions de containers chaque année, rendent la détection des cargaisons d’ivoire illicite extrêmement difficile. Mais la tâche n’est pas insurmontable», estime Traffic, qui en appelle à des collaborations renforcées entre pays. Cette question sera au menu des discussions de la prochaine réunion de la Cites, qui se tiendra à Johannesburg (Afrique du Sud) entre le 24 septembre et le 5 octobre 2016.

 

 

 

 



[1] Cites: Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages

 



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