Ivoire: l’UICN appelle à l’interdiction totale du commerce

Le 12 septembre 2016 par Romain Loury
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Une motion non contraignante
Une motion non contraignante
Alex Hofford/EPA

Face au déclin des éléphants d’Afrique, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a appelé l’ensemble des pays à interdire leur commerce domestique d’ivoire, lors du Congrès mondial de la nature qui s’est achevé samedi 10 septembre à Honolulu.

Ce n’est que l’une des 106 motions approuvées lors de ce congrès annuel, qui a regroupé près de 10.000 spécialistes de la biodiversité, mais c’est probablement la plus emblématique: l’UICN y appelle les gouvernements à mettre en œuvre «tous les efforts législatifs pour fermer leur commerce domestique d’ivoire brut ou travaillé». Un texte à forte charge symbolique, mais sans aucun caractère contraignant.

Certains pays s’y sont déjà mis, notamment les Etats-Unis, en juillet, et la France en août: celle-ci interdit désormais tout commerce domestique, sauf dérogations accordées au cas par cas en fonction de l’ancienneté des produits.

Face au déclin des éléphants d’Afrique, qui ont perdu près d’un tiers de leurs effectifs entre 2007 et 2014, de telles restrictions sur le commerce d’ivoire peuvent sembler évidentes. Elles ne l’ont pourtant pas été lors du congrès: plusieurs pays, en particulier le Japon, la Namibie et l’Afrique du Sud, ont tenté de faire pencher la balance en faveur d’une meilleure régulation plutôt que d’une interdiction.

Rendez-vous à Johannesburg

La question va revenir sur le tapis lors de la 17ème conférence des parties (CoP17) de la Cites: parmi les propositions qui y seront examinées,  le transfert de l’éléphant de savane (Loxodonta africana) de l’annexe 2 à l’annexe 1 de la convention, plus stricte en matière de conservation des espèces. Certains pays, en particulier la Namibie et le Zimbabwe, prévoient de s’y opposer, en proposant au contraire l’ouverture d’un marché légal, prétendument afin d’enrayer le trafic.

Depuis le début des années 1990, la Terre a perdu près de 10% de ses espaces vierges, soit 3,3 millions de km2, révèle une étude australienne publiée jeudi 8 septembre dans la revue Current Biology. Parmi les zones les plus touchées, l’Amazonie (29,6% des pertes) et l’Afrique centrale (14%). Selon les auteurs, ils couvrent désormais 30,1 millions de km2, soit 23,2% de la surface terrestre.

Parmi les autres motions adoptées à Honolulu, l’appel à une meilleure protection des pangolins (sujet également abordé à la CoP17 de la Cites), l’interdiction du médicament vétérinaire diclofénac (responsable de la quasi-disparition des vautours indiens), la meilleure prise en compte des océans dans les débats sur le climat, l’appel à de meilleurs législations contre les crimes environnementaux, ou encore la fin des munitions en plomb -menace aussi bien pour l’environnement que pour la santé humaine.



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