ITER, la suite en novembre prochain…

Le 31 août 2011 par Geneviève De Lacour
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Décidément, les débuts d’Iter auront été problématiques. Conséquence du séisme au Japon qui handicape la fourniture de certains éléments, la mise en route du réacteur expérimental international Iter devrait connaître un an de retard, selon Iter Organization, l’organisme qui gère le projet. En fait, le nouveau calendrier doit être formalisé lors du conseil d'Iter Organization prévu les 17 et 18 novembre prochain à Saint-Paul-Lez-Durance, près de Cadarache.

La catastrophe qui a frappé l'archipel nippon en mars dernier a affecté le site de Naka, à une centaine de km au nord-est de Tokyo, où devaient être testées des pièces maîtresses (les câbles supraconducteurs), et la production reste perturbée par les difficultés d'approvisionnement électrique du pays.

Le chantier du réacteur à fusion nucléaire qui réunit, outre le Japon, l'Union européenne (UE), la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, la Russie et les Etats-Unis, a débuté en août 2010, près du centre de recherches nucléaires de Cadarache. Et les travaux se poursuivent.

Une première couche de béton armé a été coulée au fond d'un trou long de 120 m et profond de 20 m, destiné à recevoir la future installation, lourde de 360.000 tonnes. Quelque 493 plots para-sismiques, sandwichs d'acier et de caoutchouc, doivent être posés cet automne, avant une nouvelle couche de béton.

A terme, le complexe s'élèvera à 60 m au-dessus du sol. Les éléments d'assemblage sont attendus à partir de fin 2012, transportés depuis la mer puis l'étang de Berre -soit 104 km- via des convois exceptionnels d'une taille et d'un poids tels que chacun prendra plusieurs nuits pour couvrir la distance, à la vitesse de la marche humaine. Trois convois tests sont prévus à partir du 1er trimestre 2012. La production du premier plasma n’est maintenant plus prévue avant fin 2020, au lieu de 2019.

Depuis son lancement, le projet a vu son coût tripler (voir JDLE). Il s'élève aujourd'hui à 12,9 milliards d'euros (inflation, coût des matières premières...), selon Iter Organization, qui évoque toutefois des difficultés d'évaluations précises. L'UE, qui doit fournir environ 45% du budget, débat depuis des mois des moyens de financer son surcoût de 1,3 milliard pour 2012-2013.



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