IPBES: le «Giec» de la biodiversité aux rapports

Le 18 février 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans cette fleur d'artichaut se cachent deux pollinisateurs.
Dans cette fleur d'artichaut se cachent deux pollinisateurs.
VLDT

L'IPBES publiera, la semaine prochaine, ses deux premiers rapports sur la biodiversité mondiale.

Ca y est! Après des années d’atermoiements et de négociations, l’IPBES publie enfin ses premiers rapports. IPBES, ça ne vous dit toujours rien ? C’est l’acronyme de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques. Ce Giec de la biodiversité tient sa quatrième réunion pleinière, la semaine prochaine à Kuala Lumpur.

Au menu de cette session malaisienne: le bouclage du budget de la plateforme jusqu’en 2020, l’élection du prochain président, mais surtout la publication de ses deux premiers rapports et de leurs inévitables rapports pour les décideurs.

Le retour de Bob Watson

Côté sous: peu de choses ont évolué depuis l’automne dernier. Sur la cinquantaine de millions d’euros nécessaires au fonctionnement de l’IPBES pour la période 2012-2020, seule la moitié a été versée, dont une large part provient des caisses norvégiennes.

A la fin de 2015, les caisses de l’IPBES comptaient 23M€ et 3,6 M€ supplémentaires doivent être versés prochainement. La France ne fait pas bonne figure. Sa contribution annuelle est de l’ordre de 200 k€/an. Autant que pour le Giec!

Le futur patron de la plateforme est désormais connu. Sauf énorme surprise de dernière minute, le Britannique Robert Watson devrait succéder, la semaine prochaine, à Zakri Abdul Hamid. Détail amusant: Bob Watson fut, il y a quelques années, l’un des dirigeants du Giec. «Il a une très bonne connaissance des plateformes science et politique. De plus, il aidera à mettre de la biodiversité dans les scénarios climatiques et du climat dans les scénarios sur l’évolution de la biodiversité», détaille Agnès Hallosserie, secrétaire scientifique «interfaces internationales» de la fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).

pollinisateur et production alimentaire

Pesant quelques 700 pages chacun, les deux rapports portent sur deux sujets très différents. Le premier s’intéresse à l’évaluation des scénarios et modèles de biodiversité. D’un gabarit comparable, le second connaîtra sans doute un plus grand succès médiatique; il fera le point sur les pollinisateurs et leur apport à la production alimentaire.

Evidemment, la grande affaire du sommet de Kuala Lumpur, comme c’est le cas pour les rapports du Giec, la rédaction des fameux résumés pour décideurs. Ces synthèses d’une vingtaine de pages doivent être validés ligne par ligne par l’ensemble des scientifiques et des représentants des gouvernements présents.

Les prochains rapports seront consacrés à la dégradation des terres, à l’évolution régionale de la biodiversité. Ils doivent être publiés en 2018. 



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