Investissement record pour les renouvelables dans le monde en 2015

Le 15 janvier 2016 par Yves Leers
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329,3 milliards de dollars ont été investis, en 2015, dans les ENR.
329,3 milliards de dollars ont été investis, en 2015, dans les ENR.
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Les énergies renouvelables (ENR) ne sont jamais si bien portées. L’an passé, 329,3 milliards de dollars (303 milliards d’euros) ont été investis dans le monde dans les énergies vertes, soit 4% de plus qu’en 2014, selon une étude de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) publiée jeudi 14 janvier. Datant de 2011, le précédent record (317 Md$ -289,4 Md€) est battu.

La performance porte aussi sur l’évolution des capacités installées, avec 64 gigawatts d’éolien et 57 GWc de photovoltaïque: une progression de près de 30% par rapport à 2014, ce qui met en lumière la chute des coûts des installations, photovoltaïques en particulier. L’étude note que cette évolution illustre «l’amélioration de la compétitivité du solaire et de l’éolien, qui ont représenté à eux seuls la moitié de toutes les nouvelles capacités de production d'électricité installées en 2015 dans le monde, quelles que soient les sources d'énergie (fossiles, nucléaire et renouvelables)».

LA CHINE EN TETE, L’EUROPE A LA TRAINE

Selon BNEF, les investissements dans les énergies propres ont sextuplé depuis 2006, malgré plusieurs facteurs conjoncturels défavorables: dollar fort, économie européenne faible, baril passé sous la barre des 30 $ (27,4 €) et forte baisse du gaz naturel. C’est d’ailleurs en Europe –berceau des énergies renouvelables- que les montants investis ont le plus baissé, avec un total de 58,5 Md$, en chute de 18% par rapport à 2014. L’Allemagne a consacré 10,6 Md$ à l’éolien et au solaire, 42% de moins en un an, faute d’aides publiques suffisantes. Mais c’est Marianne qui doit coiffer le bonnet d’âne. Avec 2,9 Md$, la France a réduit de moitié ses investissements dans les ENR entre 2014 et 2015.

Fidèle à sa réputation, la Chine ne fait pas de détail. Le tiers des investissements mondiaux sont réalisés par l’Empire du milieu. Soit 110,5 Md$: en hausse de 17% en un an. Pékin compte aussi conserver sa place de leader mondial dans la fabrication des modules photovoltaïques.

L’exploitation du gaz et du pétrole de schiste n’empêche pas les Etats-Unis de garder la deuxième place sur le marché mondial, avec 56 Md$, en progression de 8% par rapport à 2014. Parmi les autres pays qui ont attiré le plus d’investissements, l'Inde est bien placée (+23%, 10,9 Md$) ainsi que le Royaume-Uni (+24%).

L’AVENIR POUR L’AFRIQUE ET LE MOYEN-ORIENT

De bonnes progressions sont notées dans de nombreux pays comme le Brésil (+10%), le Japon (+3%), l’Australie (+16%), le Mexique (+114%), le Chili (+157%), l’Afrique du Sud (+329%!) et le Maroc (2 Md$ contre zéro en 2014). En revanche, les investissements ont chuté au Canada (-43%). Les deux régions du monde disposant d’un très fort potentiel d’énergies renouvelables, le Moyen-Orient et l’Afrique, ont disposé d’un investissement combiné de 13,4 Md$, soit 54% de plus que l’an passé.

«En voie d’être adoptées par de nombreux pays en développement, les énergies du vent et soleil vont représenter naturellement une part substantielle de leur bouquet électrique, conclut l’étude de Bloomberg. Elles peuvent être produites à un coût souvent inférieur à celui des énergies conventionnelles, elles limitent les risques vis-à-vis des énergies fossiles et surtout peuvent répondre rapidement à une forte demande. Et il est très difficile d’imaginer un retour en arrière à la lumière de l’Accord de Paris sur le climat, en décembre.»

 



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