Investir dans les transports urbains, c’est rentable

Le 18 septembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des investissements colossaux seront nécessaires.
Des investissements colossaux seront nécessaires.
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Chaque année, les transports urbains rejettent plus de 2,3 milliards de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère. Près de 8 fois les émissions annuelles françaises! De quoi ternir l’image «propre» des bus, tramways et autres métros. Et l’évolution tendancielle n’annonce rien de bon. Couplée à l’urbanisation croissante, la hausse de la démographie va booster les besoins de mobilité urbaine, notamment dans les mégapoles indiennes et chinoises. Avec les conséquences sanitaires et environnementales que l’on peut imaginer.

Doublement des émissions

Sans infléchissement, les rejets carbonés du transport urbain pourraient pratiquement doubler d’ici à 2050. Ce n’est pourtant pas une fatalité, indique un rapport publié le 17 septembre par l’institut pour les politiques de développement et de transport et l’université de Californie.

400.000 milliards de dollars

En se basant sur l’évolution prévisible des villes dans les différentes régions du monde, les auteurs ont conçu un scénario vertueux. En développant transports collectifs et modes de déplacement doux, les chercheurs estiment que l’on peut tout à la fois répondre aux besoins de mobilité croissante d’une population toujours plus nombreuse et réduire les rejets polluants. Mieux, ils chiffrent le résultat de leurs recherches.

En consacrant 400.000 milliards de dollars (310.000 Md€) en 40 ans au métro, aux pistes cyclables ou aux trottoirs, les édiles pourraient abattre de 40% le bilan carbone du transport urbain; l’équivalent de 1,7 Mdt CO2 par an. Mieux, en réduisant l’usage de la voiture en ville et en privilégiant les bus à émission faible, les collectivités réduiraient sensiblement la pollution de l’air urbain. Dans le meilleur des cas, soulignent les auteurs, ce sont 1,4 million de morts prématurées (par maladies respiratoires et cardiovasculaires) qui pourraient ainsi être évitées chaque année.



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