Investir dans l’eau pour lutter contre la pauvreté

Le 13 mars 2009 par Sonia Pignet
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Le développement des ressources en eau est un élément-clé du développement économique et social. C’est ce que met en avant la troisième édition du Rapport mondial des Nations Unies sur l’évaluation des ressources en eau, qui sera officiellement présenté le 16 mars à l’occasion de l’ouverture du Forum mondial de l’eau d’Istanbul.

Une demande croissante, des déperditions de plus en plus importantes, un accès encore insuffisant, une qualité qui pourrait diminuer à cause des changements climatiques… la liste des problèmes de l’eau pour les années à venir est inquiétante. Or, le lien entre pauvreté et ressources en eau est évident: «le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour coïncide approximativement avec celui des personnes qui n’ont pas accès à une eau potable salubre», indique le rapport, intitulé «L’eau dans un monde qui change».

Les Nations Unies prônent l’importance des partenariats entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile pour améliorer la gestion de l’eau. Celle-ci, déjà touchée par la corruption, risque de se politiser encore un peu plus à cause de la compétition qui se dessine entre pays, zones rurales et urbaines, ou secteurs d’activité pour accéder à cette ressource. Elles insistent aussi sur l’importance de l’investissement dans le domaine de l’eau: «Chaque dollar investi pour améliorer l’accès à l’eau se traduit par des gains de 3 à 34 dollars US. A contrario, lorsque l’investissement est faible, le produit intérieur brut (PIB) peut en être affecté jusqu’à concurrence de 10%. Sur le continent africain, les pertes engendrées par le manque d’accès à une eau de qualité et à des infrastructures sanitaires de base sont estimées à quelque 28,4 milliards de dollars par an (21,9 milliards d’euros), soit près de 5% du PIB».

En outre, ces investissements permettraient d’améliorer la qualité de l’environnement, encore très affectée par les eaux polluées. Plus de 80% des eaux usées des pays en développement sont rejetées dans la nature sans avoir subi le moindre traitement, ont estimé les auteurs du rapport. Le tout avec des conséquences sanitaires majeures.

Coordonné par le Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP), le rapport est le fruit du travail des 25 agences et entités des Nations Unies qui composent l’ONU-Eau.


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