Internet: le réseau risque de prendre l’eau dès 2033 aux Etats-Unis

Le 18 juillet 2018 par Stéphanie Senet
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New-York est la ville américaine la plus menacée
New-York est la ville américaine la plus menacée

Des milliers de kilomètres de câbles de fibre optique enfouis dans les régions côtières des Etats-Unis pourraient être inondés dans 15 ans, à cause de la montée du niveau de la mer. L’alerte provient d’une étude présentée le 16 juillet par des chercheurs des universités du Wisconsin et de l’Oregon.

au choix, privés de maison, de courant et bientôt d’internet ? Le scénario de la montée du niveau de la mer se précise aux Etats-Unis, et pourrait bientôt donner naissance à un film-catastrophe. La première étude analysant ses effets sur internet montre que dès 2033, environ 6.500 km de câbles de fibre optique enfouis seront sous les eaux, tout comme plus de 1.100 concentrateurs de trafic. «Cela nous a surpris, nous pensions avoir 50 ans pour planifier une stratégie, mais nous n’avons pas 50 ans», a déclaré le professeur en sciences informatiques Paul Barford, auteur principal de l’étude. Contrairement aux câbles marins, qui transportent les données d’un continent à l’autre, les câbles enterrés ne sont pas étanches.

 

De New York à Tokyo

Les villes les plus vulnérables identifiées par cette étude sont New York, Miami et Seattle mais, internet oblige, les effets des inondations dépasseront largement ces zones et perturberont potentiellement l’ensemble des communications mondiales.

 

Il y a une vingtaine d’années

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques ont appliqué les projections de l’administration américaine des océans et de l’atmosphère (Noaa) sur la montée du niveau des océans à la cartographie mondiale de l’infrastructure physique de l’Internet (Atlas Internet). «Une grande partie de cette infrastructure est enterrée et a été construite en parallèle des routes et des côtes il y a 20 à 25 ans, alors qu’aucune réflexion n’était encore engagée sur le réchauffement climatique», précise Paul Barford.

 

«Difficile de garder la mer à distance»

Selon le chercheur de l’université du Wisconsin, le premier réflexe politique risque d’être un durcissement de l’infrastructure, avec construction de digues. «Mais il est difficile de garder la mer à distance. Si nous pouvons gagner un peu de temps, ce ne sera pas efficace à long terme», prévient-il.

 



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