Interférences politiques et ozone: l’administrateur de l’EPA s’exprime

Le 05 mai 2008 par Agnès Ginestet
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Invité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) le 30 avril à Paris, Stephen L. Johnson, actuel administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) américaine, est le premier scientifique à avoir pris la tête de cet organisme public. Interrogé par le JDLE sur la récente enquête de l'Union des scientifiques inquiets (UCS) montrant que de nombreux scientifiques travaillant à l'EPA affirment avoir été victimes d'interférences politiques dans leur travail (1), il a répliqué que seule une faible part de scientifiques avaient effectivement répondu au questionnaire. Stephen L. Johnson a par ailleurs insisté sur le fait qu'une autre enquête (2), «indépendante», avait montré que l'EPA figure parmi les 10 lieux de travail au sein du gouvernement fédéral où les employés apprécient de travailler.

Concernant la nouvelle norme d'ozone vivement critiquée par des associations et adoptée par Stephen L. Johnson en mars, celui-ci a déclaré: «C'est la norme la plus protectrice de la santé qui ait été prise dans l'histoire des Etats-Unis. Ne croyez pas ce qui est écrit dans les journaux!», estimant que sa décision s'était basée sur des avis scientifiques, des auditions publiques…

Le Government accountability office (GAO), un bureau du Congrès américain chargé d'examiner la mise en oeuvre des politiques fédérales, vient de publier un rapport estimant que l'administration Bush sous-estime la capacité de l'EPA à définir l'impact sur la santé de substances chimiques, en laissant des personnes qui ne sont pas des scientifiques jouer un rôle important, et souvent secret. Selon l'Associated press, le GAO met en cause différentes agences et départements de la Maison blanche comme celui du budget: les retards pris dans le processus d'évaluation des risques seraient dus à leur intervention.



(1) Voir l'article du JDLE «Des scientifiques de l'EPA sous pression politique»

(2) «2007 Best Places to Work Rankings», enquête menée auprès de 221.000 employés du gouvernement fédéral




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