Intérêt nutritionnel des édulcorants intenses : avis de l'Anses

Le 22 janvier 2015 par Foodsafety Vigilance
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Publié le 12/01/2015 par Anne Rambaud


Produits ajoutés aux aliments> Ingrédients
 
Le 9 janvier 2015, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié un avis et un rapport de novembre 2014 relatifs à l'évaluation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants intenses, accompagnés d'un communiqué. Il ressort de cette évaluation que les édulcorants intenses ne présentent pas d’intérêt nutritionnel démontré pour les usages alimentaires.
 
Les édulcorants intenses regroupent différents additifs au pouvoir sucrant très élevé sans apport de calories, tels que l'aspartame, les extraits de stévia, le sucralose ou l'acésulfame K.
 
L'évaluation menée par l'Anses ne démontre aucun bénéfice de la consommation d’édulcorants intenses sur le contrôle du poids, la glycémie chez diabétiques ou l’incidence du diabète de type 2.
A noter, cette évaluation n'établit pas non plus de lien entre la consommation des édulcorants et l’habituation au goût sucré, ni de lien avec des risques accrus de diabète ou de cancers. Toutefois, quelques études soulignent la nécessité d’approfondir les connaissances entre la consommation d’édulcorants intenses et certains risques.
 
Par ailleurs, à l'issue de son rapport, l'Anses recommande de mener de nouveaux travaux de recherche sur les bénéfices et sur les risques nutritionnels liés à la consommation des édulcorants, et notamment :
- chez l’enfant, avec des travaux relatifs au développement du goût, des préférences alimentaires et au contrôle de la prise alimentaire ;
- en population générale, avec des travaux relatifs au contrôle du poids.
 
L'Agence recommande également d'approfondir davantage l'évaluation des risques liés à la consommation d’édulcorants intenses par les populations spécifiques (femmes enceintes, enfants, sujets diabétiques, consommateurs réguliers).
 
Pour conclure, l'Anses considère qu'il n'y a pas de raison d'encourager la substitution du sucre par des édulcorants intenses dans le cadre d’une politique de santé publique. Selon elle, l'objectif de réduction des apports en sucres doit être atteint par la réduction globale du goût sucré de l’alimentation. C'est pourquoi, elle recommande que les boissons édulcorées et les boissons sucrées ne se substituent pas à la consommation d’eau.  
 
Pour information, les édulcorants intenses sont des additifs alimentaires dont la mise sur le marché et l’utilisation dans les denrées sont réglementées au niveau européen par le règlement (CE) n° 1333/2008 du 16 décembre 2008 sur les additifs alimentaires.
 
Sources :
 
 
 
 
 
 
 


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