Institutions financières internationales: investissements très carbonés

Le 23 septembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Financement multiplié par deux pour les énergies fossiles en 2008 ainsi que hausse de 256% entre 2007 et 2008 du soutien au charbon pour la Banque mondiale; investissements dans les énergies fossiles 4 fois supérieurs en 5 ans à ceux dans toutes les énergies renouvelables confondues, ainsi que des millions d’euros prêtés aux transports routier et aérien pour la Banque européenne d’investissement (BEI)…

Dans un rapport publié mardi 22 septembre à l’occasion du sommet de l’ONU sur le climat, les Amis de la terre dénoncent «la grande hypocrisie» des institutions financières face aux enjeux climatiques et des Etats, qui sont leurs actionnaires. L’ONG réclame aux dirigeants de mettre en cohérence les promesses faites en matière de lutte contre le changement climatique à New York au siège de l’ONU avec les actions de ces institutions financières.

Les «projets fossiles» financés par la Banque mondiale entre 1997 et 2007 émettront 26 milliards de tonnes de CO2 au cours de leur durée de vie, soit 47 fois les émissions annuelles de la France.

Les Amis de la terre en appellent à la France pour peser dans les stratégies de ces banques. Ils rappellent que la France, au sein de la Banque mondiale, est 4e en matière de droits de vote et fait partie des 8 Etats possédant chacun un administrateur, quand les 177 autres sont représentés collectivement par 16 administrateurs. La France a une influence encore plus grande au sein de la BEI, faisant partie des 4 plus gros actionnaires avec l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie.


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