Inspira: l’étude d’impact de la plateforme épinglée par l’AE

Le 12 juillet 2019 par Stéphanie Senet
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Le projet Inspira vise à étendre l'actuelle ZAC de 90 à 336 hectares
Le projet Inspira vise à étendre l'actuelle ZAC de 90 à 336 hectares

Dans un avis rendu le 10 juillet, l’Autorité environnementale souligne les problèmes posés par l’étude d’impact du projet de plateforme de stockage situé dans la ZAC Inspira (Isère). Une ZAC qui avait reçu en juillet 2018 un avis négatif du commissaire-enquêteur Gabriel Ulmann, radié peu de temps après

C’est à la demande expresse du ministère de la transition écologique que l’étude d’impact de cette plateforme de stockage (houille, quartz, fumée de silice, bois et pièces détachées) située à Salaise-sur-Sanne et Sablons (Isère) a été soumise à l’examen de l’Autorité environnementale (AE). Principal reproche: les études d’impact de la ZAC et de la plateforme ont été séparées. L’AE recommande de les regrouper dans «une étude d’impact unique, mise à jour au fur et à mesure des demandes d’autorisation des différents aménagements de la ZAC».

Le projet de ZAC porté par la Compagnie nationale du Rhône et le groupe Charles André est en effet situé à 500 mètres de la réserve naturelle nationale de l’île de la Platière, située en zone Natura 2000 et comportant des milieux alluviaux et humides remarquables. 78 espèces protégées sont susceptibles d’être perturbées.

Trafic en hausse

Alors que le dossier prévoit une hausse du trafic des véhicules particuliers de 65% et des poids lourds de 42% en 2040, l’AE recommande de réaliser des scénarios de transfert multimodal à différents horizons (2030, 2040 et 2050) pour la ZAC et la plateforme et de détailler les nuisances sonores en fonction des différentes sources de bruit (industriel, routier, ferroviaire et fluvial). Autre manque: l’étude de la qualité de l’air dans les zones industrielles de Roussillon et de Salaise-sur-Sanne. Les risques sanitaires sont jugés mal évalués, notamment pour les particules fines, les oxydes d’azote et le benzène. Finalement, l’AE remet en cause le choix d’implantation de la plateforme au sein de la ZAC, en demandant d’expliciter les raisons, au regard des alternatives envisagées et des incidences sur l’environnement, en particulier sur le transfert modal.

Emissions de gaz à effet de serre

Autre écueil: les émissions de gaz à effet de serre liées aux travaux et à la ZAC. L’AE préconise de revoir le volet climat de l’étude d’impact pour mesurer sa contribution à la trajectoire de la stratégie nationale bas carbone.

 

 



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