Inquiets, les experts du climat négocient à nouveau

Le 30 août 2012 par Geneviève De Lacour
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La fonte de la nquise arctique vient d'enregistrer un nouveau record
La fonte de la nquise arctique vient d'enregistrer un nouveau record

Les experts mondiaux du climat ont entamé aujourd’hui 30 août une nouvelle série de négociations à Bangkok (Thaïlande). Les discussions, qui se tiennent jusqu'au 5 septembre, préparent une réunion ministérielle prévue à Doha (Qatar) en novembre, sous l'égide de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). La plupart des experts estiment que l'objectif onusien de limiter la hausse des températures à deux degrés Celsius d’ici la fin du siècle est déjà hors de portée.

«Ces négociations s'ouvrent après le typhon meurtrier en Corée du Sud et la tempête qui frappe la Nouvelle-Orléans pour le 7e anniversaire de Katrina, de puissants rappels de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES)», déclare Marlene Moses, de l'île de Nauru qui préside l'Alliance des petits Etats insulaires. Les perspectives de développement, la viabilité et la survie sont dans la balance pour ces Etats extrêmement vulnérables à la moindre montée des eaux, ajoute-t-elle.

L'annonce, cette semaine, d'une fonte record de la banquise de l'Arctique a confirmé, s'il en est encore besoin, que le changement climatique est bel et bien un phénomène en marche. «C'est un indicateur très visible, palpable, du réchauffement climatique, qui doit nous encourager à tout mettre en œuvre pour stabiliser notre climat», a souligné mercredi 29 août, Jean Jouzel, vice-président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), regrettant que ce ne soit pas la route qu'on est en train de prendre.

«Ce qu'on ne peut pas dire, c'est qu'un typhon particulier ou un ouragan est nécessairement provoqué par les changements climatiques», explique aujourd’hui Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la CCNUCC. Mais la fréquence et l'intensité de tels événements sont affectées par le changement climatique.

«La grande, grande majorité des scientifiques sont d'accord sur le fait que le changement climatique devient plus intense», insiste la secrétaire de la CCNUCC à Bangkok, frappée il y a un an par les pires inondations depuis des décennies.

Si aucune avancée spectaculaire n'est attendue lors de cette réunion, qui rassemble des responsables de 190 pays, les délégués veulent néanmoins progresser sur le projet élaboré en décembre dernier à Durban (Afrique du Sud). Le but étant d’obtenir un accord global en 2020, qui rassemblerait tous les grands émetteurs de GES dans un même cadre légal. S'il est approuvé comme espéré en 2015, ce pacte deviendrait un outil essentiel de lutte contre le réchauffement.

En attendant, les négociateurs doivent relever le défi de rouvrir une seconde période d'engagement pour le protocole de Kyoto, à partir de janvier 2013. Signé en 1997, et entré en vigueur en 2005, ce protocole est à ce jour le seul outil juridique contraignant limitant les émissions de GES. Il impose des objectifs chiffrés de réduction des émissions aux 36 pays industrialisés qui l'ont ratifié et à l'Union européenne.

Le Canada lui a porté un nouveau coup dur en décidant d'en sortir l'an dernier. Et en l'absence des Etats-Unis et des grands pays émergents, dont la Chine, devenue le premier émetteur mondial de CO2, il ne couvre désormais que moins de 30% des émissions globales.

 

 



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