Inondations: la stratégie nationale de gestion des risques est avancée

Le 24 juillet 2013 par Stéphanie Senet
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Des plans de gestions du risque inondation (PGRI) devront être adoptés d'ici fin 2015
Des plans de gestions du risque inondation (PGRI) devront être adoptés d'ici fin 2015

Elaborée avec la commission mixte Inondation (1), la nouvelle Stratégie nationale de gestion des risques inondation a été mise en consultation, ce 24 juillet, par le ministère de l’écologie. Dans l’Hexagone, l’inondation représente le premier risque de catastrophe naturelle.

La principale mesure se résume à l’adoption, par district hydrographique, d’un plan de gestion du risque d’inondation (PGRI) d’ici le 22 décembre 2015. Il ne s’agit pas d’une spécificité française mais d’une obligation européenne, créée par la directive Inondation, adoptée en 2007 et transposée en droit français dans la loi Grenelle II. Les plans sont conçus par les préfets coordonnateurs de bassin.

En France, près d’un habitant sur quatre est exposé au risque d’inondation, selon l’évaluation menée par le ministère de l’écologie au premier semestre 2012. Cette étude a mis en avant un triple risque: pour la santé humaine, l’environnement et l’économie (un emploi sur trois se trouve dans une zone potentiellement inondable).

Rétrospectivement, la facture des inondations est salée: de 650 à 800 millions d’euros en moyenne par an, depuis ces 30 dernières années. Avec une prise en charge à 50% environ par le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, dit régime Cat-Nat, créé en 1982.

Le changement climatique aggravant les risques, en particulier avec l’élévation du niveau moyen des mers et de la multiplication possible des fortes tempêtes, les acteurs sont poussés à agir dès maintenant.

La vulnérabilité des territoires devant être précisée, le ministère annonce la création d’un référentiel, dans le cadre de l’Observatoire national des risques naturels (ONRN), qui sera publié d’ici 2014. Elaboré par les préfets de département, il nécessitera la coopération de tous les acteurs concernés au niveau local: les collectivités et leurs groupements, les établissements publics territoriaux de bassin (EPTB), les assureurs, les réassureurs, les professionnels du bâtiment, etc. Son but est de préciser le risque du changement climatique, mais aussi de la pression démographique et foncière.

Augmenter la sécurité des populations exposées, réduire le coût des dommages et raccourcir le délai de retour à la normale des territoires… Tels sont les trois grands objectifs que se propose, in fine, de poursuivre la nouvelle stratégie nationale de gestion des risques Inondation.

 (1) la CMI a été mise en place par le gouvernement le 12 juillet 2011



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