Inondation: le référentiel de vulnérabilité enfin publié

Le 21 octobre 2016 par Stéphanie Senet
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Le scénario d'aléa étudie les conséquences d'une crue centennale à Gennevilliers
Le scénario d'aléa étudie les conséquences d'une crue centennale à Gennevilliers

Alors qu’un Français sur quatre est exposé à un risque d’inondation, et que la facture annuelle des dommages oscille entre 650 et 800 millions d’euros, le Cerema[1] a élaboré un nouvel outil d’évaluation de la vulnérabilité des territoires, en collaboration avec la DGPR[2] et le Cepri[3].



[1] Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement

[2] Direction générale de la prévention des risques du ministère de l’environnement

[3] Centre européen de prévention du risque inondation

 

 

Annoncé en 2014 par le ministère de l’écologie, ce référentiel de vulnérabilité est donc publié avec deux ans de retard. Il se destine aux porteurs de programme d’actions de prévention contre les inondations (PAPI), et plus largement aux services déconcentrés de l’Etat, aux collectivités, aux acteurs de l’eau, aux gestionnaires de réseaux, ou encore aux chambres consulaires. Objectif: accompagner la mise en œuvre de la Stratégie nationale de gestion des risques d’inondation (SNGRI) adoptée le 7 octobre 2014, qui vise une meilleure sécurité des personnes, la réduction des dommages aux biens et un retour à la normale plus rapide.

 

Une boîte à outils thématique

S’appuyant sur les expériences menées à Gennevilliers et à Vichy, cet opus de 176 pages recense les bases de données disponibles, leur caractérisation, les indicateurs, ainsi qu’une liste de mesures permettant aux collectivités de donner l’alerte, de gérer la crise, d’intégrer le risque dans leur politique d’aménagement, de s’adapter aux nouveaux enjeux et d’organiser la sortie de crise…

Lorsque les scénarios d’aléas ont été élaborés, ce référentiel permet tout d’abord de préciser le niveau de vulnérabilité des personnes, des publics sensibles, des bâtiments, des habitats, des établissements de santé. Il propose ensuite une grille d’évaluation des dommages aux biens, ainsi qu’une analyse de la capacité du territoire à y faire face.

 

L’exemple de Gennevilliers

Détaillé dans le document, l’exemple de Gennevilliers permet d’éclairer cette liste de principes théoriques. Il montre la nécessité de définir un périmètre adapté, en l’espèce 8 communes[1] de la boucle de la Seine, pour une meilleure cohérence hydrographique. Deuxième étape: la caractérisation du territoire, en fonction de la population, de son occupation des sols, des programmes le couvrant (PAPI, PPRI, etc.), des inondations historiques, etc.

L’évaluation de la vulnérabilité est enfin réalisée en fonction du scénario d’aléa -en l’espèce, une crue centennale de la Seine- et de plusieurs indicateurs, comme la population exposée (127.500 personnes en zone inondable), ou le nombre de logements concernés (59.000). Ce qui permet, in fine, de cibler au mieux le plan d’action.



[1] Asnières, Gennevilliers, Clichy, Bois-Colombes, Colombes, Villeneuve-la-Garenne, Argenteuil et l’Ile-Saint-Denis

 



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