Infrastructures: une mission choisira les projets prioritaires

Le 17 octobre 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Dans l'ancien Snit, le projet d'autoroute A 104 entre Méry-sur-Oise et Orgeval. Facture: 2 Md€.
Dans l'ancien Snit, le projet d'autoroute A 104 entre Méry-sur-Oise et Orgeval. Facture: 2 Md€.

Le ministre des transports a installé, ce 17 octobre, la "Commission mobilité 21", une mission d’évaluation du Schéma national des infrastructures de transport (Snit), en charge de retenir les projets prioritaires.

Les investissements liés aux projets d’infrastructures nés depuis le Grenelle sont évalués à environ 245 milliards d’euros sur 25 ans, dont 90 Md€ à la charge de l’Etat et 56 Md€ des collectivités locales. «C’est de la poudre de perlimpinpin financée par de la monnaie de singe», résume ce 17 octobre le ministre des transports dans une interview accordée à Libération. «Le Snit n’est pas compatible avec l’objectif de retour à l’équilibre des finances publiques», affirme, prosaïque, le communiqué du ministère.

Frédéric Cuvillier rappelle que l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) ne dispose que d’un budget annuel de 2 Md€. «On va donc regarder projet par projet quelle est leur utilité, s’ils luttent contre la facture territoriale, leur plus-value environnementale, etc.», poursuit le ministre. La priorité sera donnée aux transports du quotidien.

Le 28 février dernier, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) avait émis un avis très critique sur le projet de Snit, en soulignant l’absence de hiérarchisation des choix (voir JDLE).

La nouvelle mission compte en son sein 6 parlementaires et 4 experts. Il s’agit d’André Chassaigne (PCF), Michel Delebarre et Philippe Duron –également président de l’Afitf- (PS), Louis Nègre (UMP), Bertrand Pancher (UDI), Eva Sas (EELV), l’inspecteur général des finances Jean-Michel Charpin, l’économiste Yves Crozet, l’inspectrice générale de l’administration et du développement durable Marie-Line Meaux et l’inspecteur général des ponts et chaussées Patrice Parisé. Elle dispose de 6 mois pour concocter le nouveau «Schéma national de mobilité durable». Ses conclusions seront ensuite présentées au Parlement.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus