Incinération: le projet de Clermont-Ferrand à nouveau sur les rails?

Le 16 mai 2011 par Célia Fontaine
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Le collectif AirPur[1] et le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) ont fait connaitre leur opposition à la construction d’un 128e incinérateur sur le territoire français le 14 mai au cours d’une manifestation.
 
C’est à Beaulieu, dans les environs de Clermont-Ferrand, que le syndicat de traitement des déchets ménagers Valtom et le groupe Suez souhaitent bâtir une nouvelle usine d’incinération d’ordures ménagères, pour un montant de 360 millions d’euros. Mais depuis 2003, date à laquelle le projet a été annoncé, la société civile clermontoise se bat «pour empêcher le recours à ce mode de traitement coûteux et polluant», indique le Cniid dans un communiqué du 13 mai.
 
En 2008, le préfet a refusé de donner l’autorisation pour la construction de l’incinérateur, après avis négatif de la commission d’enquête publique. L’usine, conçue pour incinérer 150.000 tonnes de déchets par an «est d’ores et déjà surcapacitaire d’environ 38.000 t avant même d’être construite», estime l’association. «Dans un avenant au contrat avec l’exploitant daté de 2010, le syndicat prévoit d’ailleurs déjà un recours massif aux déchets industriels pour combler ses futurs et prévisibles vides de four», poursuit-elle.
Les caractéristiques techniques du centre ont en effet été fixées sur la base d’une évaluation des besoins antérieure à 2002.
 
A la suite du refus de 2008, le Valtom et le groupe Suez ont porté l’affaire devant le tribunal administratif, qui a finalement rendu une décision en leur faveur, ce qui inquiète les associations et les riverains qui pensaient l’affaire enterrée.
 
«1.000 kilogrammes de déchets incinérés produisent 330 kg de cendres et dispersent 6.700 kg de fumées composées de nouvelles molécules toxiques qui n’existent pas dans nos poubelles et d'une énorme quantité de CO2, gaz à effet de serre qu'il serait nécessaire de réduire. La combustion des 150.000 t prévues par an produira donc 50.000 t de mâchefers toxiques», indique le collectif des associations opposées à l’incinération des déchets ménagers du Puy de Dôme.
 


[1] Qui rassemble des associations de protection de l’environnement et 531 médecins du Puy-de-Dôme qui dénoncent les impacts de l’incinération sur la santé humaine


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