Incident de niveau 2 à la centrale nucléaire du Tricastin

Le 17 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans un communiqué publié ce jeudi 17 février, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonce avoir classé au niveau 2 sur l’échelle Ines (qui compte 7 niveaux) l’incident déclaré par EDF le 16 février concernant les groupes électrogènes de secours à moteur diesel de la centrale nucléaire du Tricastin.

 

Ces groupes électrogènes permettent d’alimenter les systèmes de sûreté du réacteur en cas de perte de l’alimentation électrique par le réseau national. Chaque réacteur nucléaire est équipé de deux groupes électrogènes de secours. En outre, un groupe électrogène supplémentaire est disponible pour l’ensemble des réacteurs d’un même site. Chacun de ces groupes suffit à alimenter les systèmes nécessaires pour assurer la sûreté du réacteur à l’arrêt.

 

Or, indique l’ASN, «un essai périodique effectué à la centrale EDF du Blayais a mis en évidence la défaillance d’un groupe électrogène. Les premiers éléments de l’analyse engagée par EDF et son fournisseur ont été communiqués à l’ASN le 7 février 2011. Ils mettent en cause une dégradation plus rapide que prévue des coussinets, qui sont des composants mécaniques destinés à limiter les frictions entre les pièces mobiles des moteurs diesel.»

 

Sur les centrales nucléaires françaises, 26 groupes électrogènes sont équipés de coussinets du même type, et donc potentiellement sensibles. L’ASN a demandé à EDF de lui présenter un plan d’actions correctives et les premiers éléments lui ont été transmis. Ils comportent notamment l’installation de coussinets neufs et la mise en œuvre d’une nouvelle procédure d’exploitation des groupes électrogènes concernés, en cours de validation. L’ASN procède, avec l’appui de l’IRSN, à l’examen des éléments fournis.

 

Sur tous les sites d’EDF, autres que celui du Tricastin, où sont présents des coussinets de ce type (Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Saint-Laurent), chaque réacteur dispose d’au moins un groupe électrogène, en propre ou sur le site, équipé de coussinets d’une autre marque, ne présentant pas ce défaut. Sur ces sites, l’anomalie est donc classée par l’ASN au niveau 1 de l’échelle Ines.

 

En revanche, explique le gendarme du nucléaire, «sur les réacteurs n° 3 et 4 du site du Tricastin, les deux groupes électrogènes, ainsi que le groupe électrogène supplémentaire commun à l’ensemble des réacteurs du site, sont équipés de coussinets potentiellement sensibles». Raison pour laquelle, sur ce site, l’anomalie est classée par l’ASN comme incident de niveau 2. La division de Lyon de l’ASN y conduit actuellement une inspection.

 

Moins d’un incident par an est classé au niveau 2, en France.  



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