Incident à l'usine Calor de Pont Evêque

Le 29 juin 2005 par Delphine Moninot
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le 24 juin, un dégagement de vapeurs toxiques a conduit à l'évacuation des 500 employés de l'usine de fers à repasser Calor de Pont Evêque (Isère).

Vendredi 24 juin, vers 13h45, «un mélange involontaire d'environ 150 litres d'acide chlorhydrique avec de l'acide sulfurique s'est produit au cours d'une opération normale de remplissage d'une cuve de stockage de [la] station d'épuration des eaux industrielles», a expliqué un communiqué de la direction de l'usine. Ce mélange a provoqué un dégagement de vapeurs qui s'est progressivement répandu dans l'usine. La production de l'usine a dû être arrêtée jusqu'au lundi matin. «Les procédures de sécurité ont très bien fonctionné. Les sirènes se sont mises en action immédiatement, et dans les 10 minutes, les 500 personnes étaient mises à l'abris sur le site. La cellule mobile d'intervention chimique (CMIC) des pompiers de Vienne (Isère) est intervenue très rapidement et a procédé à des mesures qui se sont révélées négatives», a indiqué Nicolas Regny, chef du service de défense et de protection civile à la préfecture de l'Isère. Par mesure de précaution, 17 personnes qui se plaignaient d'irritation ont été examinées sur place par le poste de commandement mobile des pompiers et dirigées vers des hôpitaux proches. Quinze d'entre elles sont rentrées chez elles dès 20 heures et deux sont restées en observation jusqu'au samedi matin. «Avec de telles émanations, il y a un risque d'oedème pulmonaire dont le temps de latence est de plusieurs heures», a relevé Nicolas Regny.

Aucune pollution extérieure n'a eu lieu, a-t-on appris de la préfecture. Le nettoyage des locaux a été réalisé le samedi matin par une entreprise spécialisée et une petite équipe a travaillé sur le site le week-end afin d'assurer le redémarrage de l'usine dès le lundi matin. Une enquête CHSCT est en cours pour déterminer les causes de l'accident. D'après les pompiers, il s'agirait d'une erreur de manipulation.

Cet établissement classé pour la protection de l'environnement (ICPE) n'est pas classé Seveso, donc non soumis à des études de danger. La direction n'a pas jugé bon de répondre à nos questions. Nous ne savons donc pas si ce genre d'accident avait été prévu dans une éventuelle étude d'impact sur les dangers potentiels.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus