Incendies: la Corse s’embrase, le Portugal en deuil

Le 23 octobre 2017 par Marine Jobert
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60% des superficies brûlées cette année l'ont été au Portugal.
60% des superficies brûlées cette année l'ont été au Portugal.
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Pas de pluie. Beaucoup de vent. Des comportements criminels ou un simple coup de tonnerre qui embrase une végétation privée d’eau depuis des mois. L’été a été chaud pour les pompiers européens.

Des mois sans pluie, des vents à plus de 100 km/h … ce sont près de 1.600 hectares qui sont partis en fumée depuis dimanche 22 au matin en Haute-Corse, en dépit de l’interdiction de l’allumage de feux, qui a été reconduite. En moins de 24 heures, ce sont pas moins de 27 départs de feux qui ont été comptabilisés par la préfecture, sans faire de victime. Une habitation et une bergerie ont été légèrement endommagées par les flammes, qu’ont combattu 2 Canadair et de 2 Tracker.

Le Porturgal, 60% des feux européens

Mêmes causes, mêmes conséquences au Portugal, où les incendies ont atteint un record historique, avec 570.000 ha partis en fumée cet été. Soit près de 60% des surfaces habituellement consumées chaque année dans toute l’Union européenne. Deux épisodes ont ravagé le pays. A la mi-juin, 3 jours de deuil national avaient été décrétés, en hommage aux 62 personnes mortes –et autant de blessées- dans l’incendie géant qui avait embrasé le centre du Portugal. Des victimes souvent asphyxiées dans leur voiture, alors qu’elles tentaient de fuir les flammes. Le «laxisme total» des autorités en matière de politique forestière et de débroussaillage avait été alors été dénoncé, ainsi que l'accélération des plantations d'eucalyptus, arbres hautement inflammables, qui occupent une superficie de 900.000 hectares au Portugal. Les autorités avaient alors d’y mettre un frein, en annonçant l’arrêt de toute nouvelle plantation d’eucalyptus dans le pays.

400 millions d'euros débloqués

Le second épisode, a causé la mort de 44 personnes et précipité le départ de la ministre de l’intérieur et du président de l’Autorité nationale de la protection civile. Les services de secours sont dans le collimateur. «L'Etat reconnaît sa responsabilité», a dit le Premier ministre Antonio Costa, lors d'une conférence de presse dans la soirée à l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire au cours de laquelle il a présenté une série de mesures afin de rendre «le territoire moins perméable à ce genre de catastrophes», et promis 400 millions d'euros d'aides.



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