Incendie partiel dans l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère

Le 22 janvier 2020 par Stéphanie Senet
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L'incendie s'est déclaré à 1h30.
L'incendie s'est déclaré à 1h30.

Alors que ses activités sont suspendues depuis fin novembre, le site d’Aprochim situé à Grez-en-Bouère (Mayenne), spécialisé dans le traitement des déchets contenant des PCB, a été partiellement endommagé par un incendie, ce 22 janvier.

L’incendie s’est déclaré vers 1h30 du matin, ce 22 janvier, «dans un hall de l’entreprise ne contenant pas de déchets pollués par des polychlorobiphényles (PCB)», affirme la préfecture de Mayenne dans un communiqué. 50 sapeurs pompiers sont intervenus et l’incendie a été rapidement maîtrisé dans ce site classé Seveso seuil haut.

Prélèvements dans l’air et les prairies

Il n’a fait aucun blessé, et n’a occasionné que des dégâts matériels sans effet immédiat sur la santé des riverains. «Des prélèvements vont toutefois être réalisés sur les herbes, dans l’environnement de l’établissement, pour vérifier l’éventuel impact des fumées générées par l’incendie sur les productions agricoles», affirme la préfecture, qui annonce des mesures à venir de la qualité de l’air.

Etanchéité et rapport d’accident

Dans un arrêté d’urgence imminent, le représentant de l’Etat demande à l’exploitant de réaliser ces prélèvements et de restaurer l’étanchéité du bâtiment par un bâchage de la toiture endommagée. Aprochim, filiale du groupe Chimirec, devra aussi remettre un rapport d’accident sur les causes potentielles de l’incendie et sur les mesures prises en réaction.

Dépassements récurrents

Les activités du site avaient été, en grande partie, suspendues le 25 novembre dernier par le préfet à cause de dépassements récurrents, depuis 2018, des limites d’émission de PCB et de dioxines/furanes dans les prairies voisines. Une suspension confirmée en référé, le 23 décembre, par le tribunal administratif de Nantes. Seul le traitement des déchets dont la concentration en PCB est inférieure à 50 parties par million (ppm) restait autorisé. Une limite respectée selon la préfecture, qui se base sur une inspection réalisée le 17 janvier par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).

Interdits en France depuis 1987, les PCB –potentiellement cancérigènes- ont été très utilisés, notamment dans les transformateurs et les condensateurs.