Incendie au parc national de la Réunion

Le 28 octobre 2011 par Stéphanie Senet
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Le feu qui ravage depuis mardi 25 octobre 2011 le parc national de la Réunion –classé au patrimoine mondial de l’Unesco- s’est considérablement aggravé, selon le dernier point réalisé par la préfecture aujourd’hui 28 octobre.

Les autorités ont indiqué que le feu avait détruit, en moins de trois jours, 1.500 hectares de forêt de type éricoïde (landes à bruyères), dans les massifs du Maïdo et des Bénares, situés à plus de 2.000 mètres d’altitude. «La situation s’est dégradée au cours de la nuit dernière, à cause d’une progression du feu en direction du sud, et vers l’est, sous l’effet du vent», a déclaré la préfecture. Un vent violent, qui s’est levé hier au cours de l’après-midi, a entraîné les flammes vers les remparts de Cilaos (zone de nidification de l’oiseau marin le pétrel de Barau), sur les hauteurs du sud de l’île, dans une zone uniquement accessible par hélicoptère. La priorité est donnée à la lutte contre la propagation au sud, pour tenter de préserver la forêt domaniale des Makes.

Près de 400 pompiers, agents de l’ONF, gendarmes et militaires, luttent depuis mardi (voir JDLE) contre l’incendie qui a été allumé par un ou plusieurs pyromanes, selon Michel Lalande, préfet de la Réunion. 8 hélicoptères sont engagés sur zone, dont 4 bombardiers d’eau, mais leur tâche est rendue difficile par un renforcement des vents toujours d’actualité.

 
Le colonel des pompiers Jacques Vendebeulque ayant demandé des renforts, 60 hommes de l’Unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile de Brignolles (Var) sont arrivés hier, et ont aussitôt été conduits sur place avec une dizaine de tonnes de matériel (des bâches, des tronçonneuses, des tuyaux, des moto-pompes). 200 autres militaires et pompiers métropolitains sont en cours de mobilisation, indique la préfecture.
 
Selon les experts du parc national, plusieurs espèces remarquables ont été touchées, dont certaines sont menacées d’extinction, comme une fougère indigène (Pellaea quadripinnata), que l’on trouve uniquement dans cette zone ravagée par le feu. Pour l’heure, l’optimisme reste de mise: «Toutes ces plantes ne sont peut-être pas perdues. Les parcelles de suivi, mises en place après l’incendie de 2010, ont montré qu’il y avait des possibilités de régénération à partir des graines ou des rejets de souches, en fonction de l’impact du feu», affirment-ils.
 
La présidente du conseil général, Nassimah Dindar, a jugé que les dégâts dans la forêt domaniale étaient «catastrophiques».
En octobre 2010, 800 hectares de forêt du parc national, situés sur les hauteurs de l’ouest, avaient déjà été en proie aux flammes. Il avait fallu trois semaines pour venir à bout du sinistre.


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