Imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons de rivière : résultats de l'étude de l'Anses

Le 25 janvier 2012 par Foodsafety Vigilance
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Publié le 23/01/2011 par Eglantine de Carpentier

Substances indésirables > Contaminants

Dans un communiqué de presse du 19 janvier 2012, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) annonce la publication des résultats de son étude nationale sur l'imprégnation aux polychlorobiphényles (PCB) des consommateurs de poissons d'eau douce.
L'Anses a été chargée, en 2008, de réaliser, en collaboration avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), une étude sur l’imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d’eau douce, principalement les pêcheurs et les membres de leurs familles. L'objectif de cette étude était de rechercher l'existence d'un lien éventuel entre la consommation de poissons d'eau douce fortement bio-accumulateurs et l'imprégnation. 
 
Ainsi, les résultats de l'étude publiés le 19 janvier 2012 montrent notamment que le niveau de consommation de poissons d’eau douce, en particulier les espèces bio-accumulatrices de PCB, est faible. L'étude fait en outre ressortir que très peu de participants dépassent le seuil d’imprégnation critique en dessous duquel les risques sont écartés. 
 
De ce fait, sur la base de ces résultats, l’Anses a pu établir des fréquences de consommation maximale de poissons fortement bio-accumulateurs de PCB sans risque pour l’homme sur le long terme. L'Anses recommande ainsi de limiter les consommations de poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) :
- à 1 fois tous les 2 mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes ;
- à 2 fois par mois pour le reste de la population.
 
A noter, l'Anses précise que "ces recommandations ne sont pas applicables aux zones de très forte contamination pour lesquelles des évaluations de risques spécifiques ont été réalisées par l'Agence depuis 2008. Elles ne remettent donc pas en cause les recommandations locales de non consommation".  
 
Pour  information, les PCB sont des substances chimiques persistantes dans l’environnement largement répandues à la surface du globe. Au niveau européen comme international, des dispositions ont été prises pour réduire l’exposition de la population aux PCB et notamment la fixation, par le règlement CE) n° 1881/2006 du 19 décembre 2006 portant fixation des teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires, des teneurs maximales européennes à ne pas dépasser dans les denrées.
 
Sources : - Communiqué de presse de l'Anses, " PCB et consommation de poissons de rivière : Résultats de l’étude nationale sur l’imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d’eau douce", 19 janvier 2012 ;
- Avis de l'Anses, "relatif à l’interprétation des résultats de l’étude nationale Anses/InVS d’imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d'eau douce", 10 novembre 2011 ;
- Information de l'Anses, "PCB et consommation de poissons de rivière : Résultats de l'étude nationale sur l'imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d'eau douce", 19 janvier 2012.

 

 



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