Impact des produits: bientôt une base de données nationale

Le 29 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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Lancée en mai 2008, la plate-forme sur l’affichage environnemental a déjà publié des référentiels sur 9 produits. Une base de données nationale sera disponible au printemps prochain.
 
Les consommateurs pourront bientôt choisir de façon éclairée leurs chaussures, literie, sac à dos, téléviseur, meubles en bois, raquette... Au total, 9 référentiels de produits de grande consommation sont aujourd’hui disponibles dans le cadre de la plate-forme mise en place par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’Afnor.
 
Ces nouvelles données permettent aux fabricants volontaires de mesurer rapidement leur impact sur l’environnement. Pour les chaussures, par exemple, le référentiel a été basé sur un produit-type: un modèle pour hommes taille 42. Trois indicateurs ont ensuite été retenus pour mesurer les principaux impacts du produit: les émissions de gaz à effet de serre (GES), l’épuisement des ressources naturelles et l’eutrophisation. Le cycle de vie de la paire de chaussures a été identifié au complet, depuis l’extraction des matières premières nécessaires à la fabrication jusqu’à la fin de vie des cartons d’emballage. Le fabricant indique ensuite des données spécifiques à ses produits, comme la consommation énergétique lors de l’assemblage ou encore la masse de la paire de chaussures au cours des différentes étapes de fabrication… L’outil de calcul donne enfin le verdict.
 
«Dès le printemps 2012, une base de données publique sera disponible. Elle est gérée par l’Ademe sur avis d’un Comité de gouvernance qui sera bientôt mis en place», précise Christine Cros, chef du département Eco-conception et consommation durable à l’Ademe. D’autres produits vont rejoindre, dès l’année prochaine, la liste des 9 premiers. «Il s’agit d’une mobilisation volontaire mais le contexte est favorable. De plus en plus de marchés attendent cette information et l’éco-conception peut permettre de réduire les coûts», affirme Christine Cros.
 
Si l’expérimentation de l’affichage environnemental, lancé en juillet dernier par le ministère de l’écologie, vise à multiplier les actions concrètes au sein des entreprises, cette plate-forme travaille en revanche sur la méthodologie et les outils de mesure des impacts.
 
Selon Mélanie Raimbault, chef de projet à l’Afnor, de telles initiatives se développent à travers le monde. Le Royaume-Uni a été le premier à se lancer avec son critère PAS2050, mais il ne mesure que les émissions de CO2. Les Etats-Unis ont mis en place les «Sustainibility Consortium Initiatives». Le Japon a développé un programme volontaire multi-critères. La Suède, la Corée, la Thaïlande et le Brésil travaillent aussi sur des bases de données.
 
Enfin, la Commission européenne a élargi son approche. «Alors qu’elle était focalisée sur le bilan CO2 des produits, elle travaille aujourd’hui à une approche multi-critères», affirme Mélanie Raimbault. Le document de référence est attendu pour décembre.
 


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