Il y a bien du thorium à Bayonne

Le 09 septembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le long feuilleton du terrain Agriva, à Bayonne, vient de s’enrichir d’un nouvel épisode. Mardi 7 septembre, le président du conseil régional d’Aquitaine a fait savoir que l’institution n’achèterait pas « en l’état » ce terrain situé à proximité du port de Bayonne. Une opération foncière dont le coût devait s’élever à 6 millions d’euros.

D’une superficie de 7,9 hectares, ce site a abrité plusieurs usines d’engrais. Ces installations ont, des années durant, utilisé des terres naturellement riches en thorium. Une activité qui a contaminé le site, dénonce le Collectif d’association pour la défense de l’environnement (Cade).

Pour en avoir le cœur net, le Conseil régional a commandé, en juin dernier, une étude de sol. Verdict : le terrain Agriva recèle « des pollutions avérées et appellent des mesures complémentaires afin de déterminer concrètement les travaux de dépollution nécessaires ». Alain Rousset, le président du Conseil régional, a « invité les services de l'État à tenir compte des préconisations formulées qui consistent principalement à des études de sol complémentaires ».

Cette situation n’étonne pas le Cade, dont les membres ont, dès 1997, dénoncé la pollution du site. Une situation imputable, rappelle Sud Ouest, au broyage de 50.000 tonnes de monazite, un minerai riche en thorium 232 radioactif, utilisé pour la fabrication d’engrais phosphaté.



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