Il y a 360 loups en France

Le 24 mai 2017 par Marine Jobert
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Les populations de loups augmentent en France.
Les populations de loups augmentent en France.
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Après deux années incertaines quant à l’évolution de la population de loups en France, le nombre d’animaux, de meutes et de zones de présence augmente, selon le dernier bilan publié par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

On les a crus à un tournant de leur expansion démographique, peut-être même en recul. Mais il n’en est rien: la population de loups progresse bel et bien en France. En nombre de meutes et en nombre d’animaux, comme l’indique le bilan du suivi hivernal pour l’hiver 2016-2017 conduit par l’ONCFS. «L’évolution de l’indicateur de tendance démographique (EMR) ne confirme pas l’hypothèse d’un ralentissement de la croissance suspectée ces deux dernières années», indique l’Office, qui a calculé que quelque 360 loups seraient présents sur le territoire, contre 292 à la sortie de l’hiver 2016. Des chiffres qui s’inscrivent «dans la continuité de progression démographique globale de l’espèce sur le long terme et à l’échelle de la population française», et qui devront être consolidés.

L’Observatoire national pour la biodiversité publie un bilan bien morose pour 2017. Seuls 22% de l’ensemble des milieux naturels d’intérêt européen sont évalués en bon état de conservation. Moins de la moitié (43%) des eaux de surfaces en bon état. L’abondance des oiseaux communs spécialistes d’un habitat a diminué de 23% entre 1989 et 2015, au profit des espèces généralistes, moins exigeantes pour leur habitat et leur alimentation, dans des milieux qui s'appauvrissent. Des chiffres dans la ligne de l’édition 2016, déjà riche d’enseignements.

Des chiffres à confirmer

C’est sur cette hypothèse de repli de l’espèce qu’avaient notamment planché 14 scientifiques mandatés par le ministère de l’environnement, dans une expertise collective rendue en mars dernier. «Il faut rester très prudent, a réagi Yvon Le Maho, écophysiologiste [université de Strasbourg-CNRS], qui avait présidé ce travail, cité par Le Monde. Cette hausse peut s’expliquer par un environnement naturel et climatique favorable, qui ne se reproduira pas forcément. Rien ne prouve qu’avec le même taux d’élimination on aura la même croissance de la population l’an prochain.»

57 zones de présence permanente

Le nombre de zones de présence permanente (ZPP) augmente, passant de 49 à 57 d’un hiver à l’autre, dont 42 zones ? sont désormais constituées en meutes (contre 35 à l’issue de l’hiver précédent). Les autres ZPP sont soit habitées par un animal seul ou un couple (11 cas), soit exemptes de trace récente de présence (4 cas), ce qui amène à envisager de les déclasser à la sortie de l’hiver prochain.

Hulot dans le viseur

Attendant de voir ces chiffres confirmés, l’association Ferus considère que «la hausse de cet hiver ne garantit en aucun cas la viabilité de la population de loups à long terme» dans le contexte des 40 tirs autorisés pour la saison 2016-2017. L’attitude de Nicolas Hulot dans ce dossier va être scrutée à la loupe. 37 loups ont été tués depuis le 1er juillet.



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